Laurent Boyer condamné pour harcèlement sur son ex-compagne
Laurent Boyer condamné pour harcèlement

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, ce lundi, l’ex-animateur de télévision et de radio Laurent Boyer à dix mois de prison avec sursis pour le harcèlement de son ex-compagne, incluant des violences psychologiques, une usurpation d’identité et la diffusion d’une image intime. Suspendu d’antenne par la radio RTL en raison de cette affaire, l’ex-présentateur phare de M6 (« Graines de star », « Fréquenstar »), âgé de 68 ans, écope d’une peine d’emprisonnement supérieure aux huit mois avec sursis requis par le parquet.

Les faits retenus par la justice

Ce jugement vient solder une période d’emprise qui avait commencé en 2018. Si le tribunal a relaxé Laurent Boyer des violences physiques faute de preuves matérielles, il a sanctionné un « climat constant de tensions, de disputes et de propos dénigrants ». Lors du procès, Laurent Boyer s’était dit « effondré », confessant sa jalousie pour celle qu’il qualifiait de « femme de ma mort », en citant le chanteur Claude Nougaro.

Le tribunal a, par ailleurs, procédé à plusieurs requalifications pénales. Laurent Boyer a été reconnu coupable d’usurpation d’identité pour avoir créé un faux profil Facebook au nom de la plaignante avec son propre téléphone. Par « vengeance », il a aussi diffusé la photo d’un tatouage intime de son ex-compagne, un fait requalifié en « transmission de l’image d’une personne présentant un caractère sexuel ». L’incapacité totale de travail (ITT) de la victime a été évaluée à moins de huit jours. Une expertise psychiatrique de la victime a, par ailleurs, été ordonnée afin d’évaluer l’ampleur exacte de son traumatisme.

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La peine et les réactions

Le président du tribunal correctionnel a assorti cette condamnation d’une privation des droits d’éligibilité de deux ans et d’une interdiction de contact avec la victime durant trois ans. Vêtu d’une redingote noire sur une chemise blanche, d’un pantalon en cuir et de chaussures aux lacets rouges, Laurent Boyer, diagnostiqué hyperactif, a écouté la décision debout, se balançant nerveusement d’un pied sur l’autre.

« C’est le malheureux épilogue d’une histoire de couple toxique et unique. Maintenant nous allons voir si nous faisons appel ou pas de cette décision », a réagi son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard, qui avait plaidé la relaxe.

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