La judoka française Léa Fontaine, victorieuse du Grand Slam de Lausanne dimanche dans la catégorie des +78 kg, a annoncé mardi qu'elle allait porter plainte après avoir reçu une vague d'attaques visant son physique sur les réseaux sociaux. La sportive de 25 ans a dénoncé ces comportements dans un communiqué publié sur son compte Instagram, évoquant des « moqueries répétées » et des « attaques visant mon physique » qui dépassent « les limites d'un échange sportif normal ».
Une victoire sportive entachée par des attaques personnelles
Léa Fontaine a remporté dimanche le Grand Slam de Lausanne en battant en finale une autre Française, Romane Dicko, championne du monde 2022 et double médaillée olympique. Cette victoire, son quatrième sacre en Grand Slam, lui a permis de devenir numéro 1 mondiale dans la catégorie des lourdes. C'était également sa première victoire en cinq confrontations face à sa rivale.
Dans son communiqué, la judokate a tenu à distinguer la critique sportive des attaques personnelles : « Je respecte la critique sportive, les analyses techniques et le débat contradictoire. Ils font partie du sport de haut niveau. En revanche, les moqueries répétées, les attaques visant mon physique et les commentaires destinés à me rabaisser personnellement dépassent les limites d'un échange sportif normal. Une athlète ne devrait pas avoir à accepter d'être humiliée ou réduite à son apparence pour avoir gagné une compétition. »
Une plainte annoncée et un soutien unanime
La Réunionnaise a précisé auprès du journal L'Équipe qu'elle allait porter plainte. « Ça commence à toucher mes proches, donc je ne vais pas rester une fois encore à ne rien dire », a-t-elle expliqué. Elle a également indiqué que les publications concernées feraient l'objet « d'un examen précis » et qu'avec son conseil, elle prendrait « les mesures appropriées à l'égard des propos qui dépasseraient les limites de la critique sportive et du respect dû à toute personne ».
Depuis l'annonce, la judokate a reçu le soutien de plusieurs membres de l'équipe de France, notamment de sa rivale Romane Dicko, ainsi que de la Fédération française de judo. Cette affaire intervient alors que les cas de cyberharcèlement dans le sport de haut niveau se multiplient, poussant les athlètes à réagir publiquement pour défendre leur intégrité.



