L214 dénonce des bovins égorgés vivants dans un abattoir martiniquais et porte plainte
L214 dénonce des bovins égorgés vivants en Martinique

L214 diffuse des images chocs d'un abattoir martiniquais et dépose plainte

L'association de défense des animaux L214 a porté plainte contre un abattoir public du Lamentin, en Martinique, après la diffusion d'une vidéo choc sur les réseaux sociaux. Les images, tournées en caméra cachée en janvier et février, montrent des bovins se débattant conscients pendant leur mise à mort, voire encore vivants au moment de la découpe.

Des dysfonctionnements graves dénoncés

Selon L214, des manquements graves ont été constatés dans cet établissement situé près de Fort-de-France. L'association affirme que des bovins sont parfois égorgés alors qu'ils sont encore conscients, en violation des règles d'étourdissement préalable. Elle pointe du doigt un box de contention inadapté qui ne permettrait pas une perte de conscience suffisante avant l'égorgement.

L214 dénonce également la pratique consistant à placer jusqu'à trois veaux simultanément dans le box, ce qui serait en infraction avec la réglementation imposant un étourdissement individuel. Face à ces constats, l'association a demandé la fermeture immédiate de l'abattoir à la préfecture de Martinique et déposé plainte auprès du procureur de Fort-de-France pour "sévices graves et mauvais traitements".

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Des accusations fermement rejetées par la profession

Ces images et accusations ont provoqué une vive réaction de la part de l'Association Martiniquaise Interprofessionnelle de la Viande (AMIV). Son président, Henri Basson, a qualifié ces révélations d'"insulte à la profession", contestant point par point les faits reprochés.

Il rappelle que les animaux sont anesthésiés avant d'être suspendus pour la saignée et qu'un service vétérinaire de l'État est présent sur place durant toute la durée de l'abattage. Il dénonce également les conditions dans lesquelles les images ont été obtenues, affirmant que "le droit de l'abattoir a été violé" par l'introduction en cachette de caméras.

Une enquête approfondie annoncée

De son côté, la collectivité territoriale de Martinique a annoncé déclencher "une démarche d'analyse approfondie". Son président, Serge Letchimy, a assuré que "si des manquements sont établis, toutes les mesures nécessaires seront prises avec la plus grande transparence".

Cette affaire s'inscrit dans une série d'actions menées par L214 pour dénoncer les conditions d'abattage en France. Récemment, l'association s'était mobilisée à Béziers pour interpeller les candidats aux élections municipales 2026 sur la question animale, et avait dénoncé un élevage industriel de lapins à Villeneuve-lès-Béziers.

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