Incendie d'un kebab à Alès : trois interpellations dans le Gard
Kebab incendié à Alès : trois jeunes interpellés

Les policiers sont passés à l'action tôt dans la matinée de ce lundi 4 mai, dans plusieurs communes du Gard. L'affaire avait fait grand bruit il y a deux mois et demi, à Alès. Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 février, dans le quartier de Tamaris, le kebab Hünkar était la cible d'un incendie criminel. Le restaurant turc créé deux ans plus tôt avait alors été entièrement ravagé par les flammes.

Un rebondissement dans l'enquête

Cette affaire a connu un rebondissement en début de matinée de ce lundi 4 mai. Sur les coups de 6 heures, les fonctionnaires du commissariat de police de la sous-préfecture gardoise, avec le concours du personnel de l'Unité d'investigation nationale, ont procédé à plusieurs interpellations. Trois, en l'occurrence ! Il s'agit de jeunes individus âgés de 18, 19 et 21 ans, sur lesquels les forces de l'ordre sont tombées au réveil à Alès, Saint-Christol-lez-Alès et Saint-Jean-du-Gard.

Tous les trois ont immédiatement été placés en garde à vue au poste de police alésien, dans le cadre de l'enquête ouverte pour tentative d'incendie en bande organisée, destruction en bande organisée par moyen dangereux et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation à crime. Ces faits étant de nature criminelle, cette affaire a, donc, vocation à rapidement échapper au parquet du palais de justice d'Alès pour être récupérée par le ministère public de Nîmes.

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L'ombre de la DZ Mafia

Pour mémoire, les faits survenus mi-février pourraient s'être déroulés sur fond d'extorsion. Cette attaque, dont une vidéo que les enquêteurs avaient récupérée montrait les incendiaires en action, dont l'un était d'ailleurs ressorti du kebab avec les chaussures en feu, serait la conséquence directe des menaces de mort que recevaient le gérant et sa famille depuis un mois. Le patron avait alors indiqué : "C'est simple : la DZ Mafia essaie de nous rançonner." Et, à l'époque, les policiers évoquaient même une somme de 50 000 € réclamée. De plus, les jours précédant cet incendie criminel, la famille avait reçu la visite de malfrats à proximité de son domicile, dans le centre-ville, et les portes du restaurant tamarisien avaient été dégradées.

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