L'attachée de presse Karine Viseur accuse Patrick Bruel d'agression sexuelle en 2010
Karine Viseur accuse Patrick Bruel d'agression sexuelle en 2010

Une nouvelle plainte déposée contre Patrick Bruel en Belgique

L'attachée de presse belge Karine Viseur a annoncé avoir déposé une plainte contre le chanteur et acteur Patrick Bruel pour des faits présumés d'agression sexuelle remontant à l'année 2010. Ces événements se seraient produits lors d'une rencontre professionnelle à la RTBF, alors qu'elle travaillait sur la promotion du film Comme les cinq doigts de la main.

Des accusations détaillées lors d'un témoignage médiatique

Au micro de RTL, Karine Viseur a décrit avec précision les faits qu'elle reproche à Patrick Bruel. Elle affirme avoir "clairement" compris qu'elle "était une proie" lors de cette journée passée en sa compagnie. Selon son récit, le chanteur l'aurait d'abord "coincée" dans une salle de maquillage, lui infligeant "une déferlante de caresses" en position "poitrine contre poitrine".

Elle poursuit en décrivant comment il l'aurait ensuite contrainte à entrer dans des toilettes avant de l'y enfermer. "Il essaye de m'embrasser de force. Il se frotte à moi. Il me caresse, il passe sous ma robe", a-t-elle témoigné avec émotion devant les auditeurs de la radio.

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Un contexte de multiples accusations en France

Patrick Bruel, âgé de 66 ans, fait déjà l'objet d'une enquête pour viol ouverte en France à Saint-Malo. Il est également visé par une autre plainte pour tentative de viol et agression sexuelle. L'artiste conteste fermement toutes ces accusations portées contre lui.

Mi-mars 2026, le média Mediapart avait rapporté les témoignages de six femmes accusant le chanteur de violences sexuelles sur une période s'étendant de 1992 à 2019. Face à ces révélations, Christophe Ingrain, l'avocat de Patrick Bruel, avait réagi en affirmant que cet article "fabrique un personnage et un système qui n'ont jamais existé".

Une plainte antérieure retirée puis redéposée

Karine Viseur avait initialement déposé une plainte en 2010, peu après les faits présumés, mais l'avait ensuite retirée. Elle explique aujourd'hui avoir retrouvé le courage de porter plainte à nouveau après avoir pris connaissance d'autres témoignages similaires. "Personne n'a osé parler en raison du statut de star de Patrick Bruel", confie-t-elle, soulignant l'importance de briser le silence.

La question épineuse de la prescription

La plaignante reconnaît ouvertement que les faits qu'elle dénonce sont probablement prescrits, plus de quinze ans s'étant écoulés depuis leur survenue. "Trop de temps est passé, mais la plainte peut être néanmoins instruite", précise-t-elle, ajoutant que cette démarche vise principalement à encourager d'autres témoignages en Belgique.

Elle affirme que deux autres personnes pourraient porter plainte prochainement dans le pays et se dit déterminée à soutenir toutes les victimes potentielles. "Je ne ferai pas marche arrière et si je peux ouvrir la parole à d'autres personnes, à d'autres femmes en Belgique, je serai là pour les appuyer et les épauler", a-t-elle déclaré avec conviction.

La défense de Patrick Bruel reste silencieuse

Sollicité à nouveau par l'AFP, Me Christophe Ingrain n'a pas souhaité réagir aux nouvelles accusations. Dans ses précédentes déclarations, il avait affirmé que Patrick Bruel "n'a jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel", défendant ainsi l'intégrité de son client face à ce qu'il qualifie de calomnies.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de libération de la parole des victimes de violences sexuelles, particulièrement dans le milieu artistique et médiatique où la notoriété des accusés peut longtemps dissuader les plaintes.

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