Kad Merad et Julia Vignali au tribunal pour une rénovation à 2 millions d'euros
Kad Merad au tribunal pour rénovation à 2 millions

Un projet de rêve transformé en cauchemar financier

Kad Merad et son épouse Julia Vignali ont comparu la semaine dernière devant le tribunal correctionnel de Marseille, cherchant à obtenir réparation après la rénovation désastreuse de leur résidence secondaire à Mary, en Bourgogne. Ce qui devait être un projet de vie idyllique s'est mué en véritable gouffre financier, le couple estimant avoir été victime d'une escroquerie.

Un budget qui explose de manière vertigineuse

Le couple avait initialement accepté un budget estimatif de 770 000 euros, incluant l'acquisition du bien et les travaux de réhabilitation. Mais ce montant a plus que doublé pour atteindre la somme astronomique de 1,9 million d'euros, soit une augmentation de 200% par rapport aux prévisions initiales.

« On a été complètement trompés », ont déclaré les époux Merad devant les magistrats, selon les informations rapportées par le journal La Provence. « Déjà pour le toit et les murs, il y en avait pour plus d'un million. Nous n'avons pas choisi des tuiles en or ! »

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Une ferme en ruine devenue cauchemar

Tombés sous le charme de la région bourguignonne où ils se sont mariés en 2022, Kad Merad et Julia Vignali avaient acquis une ferme quasiment en ruine avec l'ambition de la réhabiliter entièrement. Julia Vignali imaginait déjà toutes les rénovations possibles et les chasses aux trésors chez les antiquaires pour meubler leur future demeure.

Mais le rêve s'est rapidement transformé en cauchemar. Leur avocat a expliqué au tribunal : « Ce projet sympathique s'est transformé en cauchemar pour les époux Merad. Ils ont contracté un prêt pour financer les travaux et ont même dû vendre leur résidence principale pour faire face aux échéances. »

Des accusations graves contre l'architecte et l'artisan

Le couple attaque à la fois une architecte spécialisée et l'artisan qu'elle leur avait recommandé. Ils reprochent à l'architecte :

  • De graves manquements professionnels
  • Une mauvaise gestion du chantier
  • Des retards considérables dans les travaux
  • Des surcoûts injustifiés

Les Merad réclament donc 1,7 million d'euros en dédommagement pour préjudice financier et moral.

La défense de l'architecte

L'architecte présente au tribunal a fermement rejeté ces accusations. Elle a rappelé que le devis était simplement « estimatif » et ne concernait pas d'autres aménagements comme une piscine et une pool house qui ont été ajoutés au projet.

« Je n'ai rien dissimulé », s'est-elle défendue. « Les devis présentés lors de la première visite étaient pour la maison principale, pas pour la grange. » Elle a même affirmé avoir avancé 40 000 euros de sa poche pour le chantier, « qui n'ont jamais été remboursés ».

« Je ne vois pas très bien ce que je fais là… », a-t-elle ajouté, exprimant son incompréhension face aux poursuites.

Une ferme aujourd'hui sous-évaluée

Le paradoxe de cette affaire réside dans la valeur actuelle de la propriété. Alors que les travaux ont coûté près de deux millions d'euros, la ferme rénovée n'est estimée aujourd'hui qu'à environ un million d'euros, créant une perte financière substantielle pour le couple.

Le tribunal devrait rendre sa décision fin avril, mettant ainsi un terme à cette bataille judiciaire qui oppose depuis plusieurs mois les célèbres artistes aux professionnels du bâtiment qu'ils accusent de les avoir trompés.

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