Un homme jugé pour avoir filmé le viol d'une fillette de 22 mois à Nîmes
Jugement pour viol d'une fillette filmé à Nîmes

Un procès épouvantable s'ouvre à Nîmes pour le viol d'une fillette de 22 mois

La cour criminelle départementale du Gard siège les 19 et 20 février pour juger une affaire d'une rare violence. Un homme d'une trentaine d'années, déjà incarcéré pour proxénétisme, est accusé d'avoir violé une fillette de seulement 22 mois. Ce qui rend ce dossier particulièrement terrifiant, c'est que l'accusé a filmé son crime, créant ce que les enquêteurs ont qualifié de selfie de l'horreur.

La découverte macabre dans un téléphone saisi

L'affaire a éclaté de manière fortuite lorsque les policiers du commissariat de Nîmes ont examiné le téléphone portable du suspect, saisi dans le cadre d'une enquête pour proxénétisme. En parcourant les fichiers, ils sont tombés sur une vidéo qui les a littéralement glacés d'effroi. Les images montraient clairement un homme en train de violer une très jeune enfant.

La justice a été immédiatement alertée et une juge d'instruction a été désignée pour superviser cette enquête épouvantable. Le suspect, surnommé le K et identifié comme Sofian C., était déjà en détention pour l'affaire de proxénétisme qui lui avait valu dix ans de prison devant le tribunal correctionnel.

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L'enquête complexe pour identifier la victime

Un travail titanesque a ensuite été nécessaire pour identifier la petite fille. Les enquêteurs nîmois ont multiplié les vérifications et les recoupements avant de pouvoir mettre un nom sur cette victime. Cette identification cruciale a permis de localiser les parents de l'enfant, qui ont été convoqués et auditionnés.

Il est apparu que les parents, qui vivaient à proximité de l'accusé, lui avaient confié leur enfant. Selon les informations recueillies, ils consommaient régulièrement des stupéfiants avec lui. L'accusé avait même profité d'une mission qu'il leur avait confiée - surveiller une porte pour vérifier si sa compagne se prostituait encore - pour se retrouver seul avec le bébé.

Les parents initialement mis en examen puis bénéficiant d'un non-lieu

Dans un premier temps, le magistrat instructeur a décidé de mettre en examen les parents pour complicité de viol. Il estimait qu'il existait des éléments laissant penser à un comportement coupable, notamment leur connaissance présumée du passé et des déviances de l'accusé.

Cependant, à l'issue de l'instruction, les parents ont finalement obtenu un non-lieu. Leurs avocats, Mes Moulinat et Mansat-Jaffré, avaient plaidé en ce sens. Seul Sofian C., âgé de 37 ans, comparaîtra donc devant la cour criminelle du Gard.

Les acteurs du procès

L'accusé sera défendu par Me Mathieu Monfort, avocat basé à Montpellier. L'accusation sera portée par Charlotte Cerna, substitut de la procureure de la République de Nîmes, qui siégera sur le banc de l'avocat général. La voix de la partie civile sera portée par Me Cécile Bargeton-Dyens.

Quant aux parents de la victime, ils seront représentés par Mes Mansat-Jaffré et Céline Moulinat et siégeront sur le banc des parties civiles. Ce procès, qui promet d'être particulièrement éprouvant, met en lumière les mécanismes terrifiants d'un crime qui a bouleversé la communauté judiciaire nîmoise.

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