Le streameur controversé Johnny Somali écope de six mois de prison en Corée du Sud
La justice sud-coréenne a rendu son verdict ce mercredi contre Ramsey Khalid Ismael, plus connu sous le pseudonyme de Johnny Somali. L'influenceur américain de 25 ans a été condamné à six mois de prison pour avoir profané une statue commémorative dédiée aux victimes de l'esclavage sexuel perpétré par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale.
Une série d'actes provocateurs et illégaux
Johnny Somali, qui s'est fait une réputation au Japon et en Corée du Sud par ses vidéos souvent choquantes, était poursuivi pour trouble à l'ordre public et entrave à une activité commerciale. Depuis 2024, il faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire sud-coréen dans l'attente de son procès.
L'incident le plus grave remonte à octobre 2024, lorsque le streameur s'est filmé en train d'embrasser et de twerker à proximité immédiate d'une statue honorant les femmes coréennes réduites en esclavage sexuel par l'armée japonaise. La vidéo, rapidement retirée de sa chaîne YouTube, avait provoqué une vague d'indignation et de condamnations publiques.
Des excuses jugées insuffisantes et d'autres controverses
Face au tollé, Johnny Somali avait présenté ses excuses, affirmant ne pas avoir compris la signification historique de la statue. « C'était juste du divertissement pour mon public », avait-il déclaré pour sa défense. Ces explications n'ont pas convaincu les autorités judiciaires.
Le dossier du streameur comprend également d'autres faits répréhensibles :
- Des commentaires déplacés liés aux bombardements de Hiroshima et Nagasaki dans une vidéo tournée dans un train au Japon
- Une altercation avec une employée de supérette à Séoul qui l'avait dénoncé pour remarques sexistes
- Une amende reçue en janvier 2024 pour avoir perturbé un restaurant d'Osaka avec de la musique trop forte
Ces multiples incidents ont contribué à alourdir le dossier pénal de l'influenceur, connu pour ses provocations à répétition en Asie de l'Est.



