Une intrusion violente au domicile d'un ancien élu communiste
Mardi 17 mars 2026, dans la matinée, un incident grave s'est produit à Saint-Jean-du-Pin, une petite commune d'à peine 1 500 habitants située dans la région d'Alès. Éric Maubernard, ancien maire communiste de la localité de 2008 à 2020, a été victime d'une tentative d'intrusion violente à son domicile par un individu connu de lui.
Une altercation aux propos incohérents
Selon le récit de l'ancien élu, l'homme a sonné à sa porte avant de tenter d'entrer de force, tout en proférant des insultes. "Il était hors de lui. Je suis resté le plus calme possible et il a fini par partir", a déclaré Éric Maubernard, ancien éducateur aujourd'hui retraité. L'agresseur aurait tenu des propos incohérents en lien avec les récentes élections municipales, reprochant notamment à l'ancien maire d'avoir voté pour Christophe Rivenq, le maire sortant d'Alès, alors que Maubernard vote dans sa commune de résidence.
L'individu aurait également évoqué d'anciens griefs remontant aux mandats communistes de Maubernard, lui reprochant d'avoir exclu sa femme du conseil municipal. La conjointe de l'agresseur est effectivement une colistière de Philippe Fages, tête de liste "Ensemble pour Saint-Jean-du-Pin", battue lors des élections municipales du dimanche 21 mars par la maire sortante Julie Lopez-Dubreuil.
Une main courante et des soutiens politiques
Éric Maubernard, qui préside également le Prolé à Alès, a immédiatement déposé une main courante à la gendarmerie suite à cet incident. Il a reçu le soutien public du Parti communiste français ainsi que de la liste "Vivre pour Saint-Jean-du-Pin" (sans étiquette), à laquelle appartient la maire réélue Julie Lopez-Dubreuil.
Le PCF a publié un communiqué affirmant que "cette agression met en lumière le climat tendu et la menace qui pèse sur les élus et anciens élus". L'équipe de la maire gagnante a quant à elle indiqué que l'ancien élu avait été victime de cette agression "pour avoir apporté son soutien" à leur liste.
Des motivations qui restent floues
Les raisons exactes de cette agression contre une personne qui n'est plus au conseil municipal depuis six ans demeurent obscures. Éric Maubernard a précisé qu'une altercation avait déjà eu lieu début mars lors d'une réunion publique avec le même individu.
Pourquoi s'en prendre à un homme qui n'est plus impliqué dans la course à la mairie ? Le retraité avoue l'ignorer, tout en estimant que si les élections municipales ne sont pas la cause directe des actes violents, "elles ont pu les alimenter". Cette intrusion inquiétante soulève des questions sur le climat politique local et la sécurité des anciens élus, même longtemps après la fin de leurs mandats.



