Les Français sont « de plus en plus inquiets du niveau de la dette publique » et « de plus en plus critiques sur le niveau des dépenses sociales et son efficacité », selon un baromètre d’opinion publié lundi par la Drees, le service statistique des ministères sociaux.
Une inquiétude record face à la dette publique
D’après cette étude, 70 % des Français se disaient fin 2025 « beaucoup » ou « assez » préoccupés par la dette publique, contre 52 % en 2023. Ce niveau est le plus haut depuis 2015. La part de ceux jugeant « plus important de réduire le déficit de la Sécurité sociale plutôt que de maintenir au niveau actuel les prestations sociales et les remboursements d’assurance maladie » atteint « un maximum » depuis 2015, à 48 % en 2025, contre 40 % en 2023.
Insatisfaction croissante vis-à-vis des dépenses sociales
Cette enquête suit chaque année depuis 2000 l’évolution de l’opinion à l’égard de la santé, la protection sociale et les inégalités sociales. La dernière étude met en évidence une « insatisfaction croissante vis-à-vis des dépenses de protection sociale », relève la Drees. Ainsi, 71 % des personnes interrogées jugent que le système de Sécurité sociale « coûte trop cher à la société », contre 63 % en 2023. Plus de huit Français sur dix considèrent que « les dépenses de santé sont trop élevées car le système n’est pas bien géré ». Un quart des répondants jugent que la France « consacre une part excessive du revenu national au financement de la protection sociale », contre un sur six en 2023.
Objectif n°1 : concilier vie familiale et professionnelle
Par ailleurs, la Drees a interrogé les Français sur ce que devraient être les objectifs de la politique familiale, notant la forte progression du soutien à la natalité, en écho à la baisse de 14 % du nombre annuel de naissances sur la période. La part des personnes interrogées plaçant le soutien à la natalité comme premier objectif de la politique familiale passe de 8 % en 2019 à 19 % en 2025. L’objectif de « rendre les jeunes de plus de 20 ans plus autonomes à l’égard de leur famille » progresse fortement, passant de 17 % à 25 %. La part de ceux qui pensent que la priorité doit être de « rapprocher les niveaux de vie entre familles aisées et modestes » chute de 32 % à 19 %. La « conciliation entre vie familiale et professionnelle » reste l’objectif prioritaire pour 29 % des répondants, mais recule de 7 points par rapport à 2019.
L’étude a été réalisée par la Drees auprès de 4 000 personnes en face-à-face du 13 octobre au 19 décembre 2025.



