Un infirmier accusé de vol après le décès d'une patiente octogénaire
Dans une affaire qui a secoué le milieu médical espagnol, un infirmier de 38 ans a été mis en examen pour fraude après avoir volé 17 000 euros à une patiente octogénaire décédée dans une maison de retraite de Barcelone. Les faits, révélés par le média El Caso, remontent au début du mois de février 2026 et ont conduit à une enquête approfondie des Mossos d'Esquadra, la police catalane.
Des virements suspects découverts après le décès
L'affaire a éclaté à la fin du mois d'octobre 2025, lorsqu'une femme de 80 ans est décédée dans un établissement pour personnes âgées. Le lendemain de son décès, la banque a alerté la famille de la défunte concernant deux mouvements suspects sur son compte : un virement de 10 000 euros et un autre de 7 000 euros. Ces transactions, effectuées peu après la mort de la résidente, ont immédiatement suscité l'inquiétude des proches déjà endeuillés.
Les enquêteurs ont rapidement identifié le compte bénéficiaire de ces virements, qui appartenait à un infirmier de 38 ans travaillant dans la même maison de retraite. Selon les investigations, cet infirmier avait précédemment demandé un prêt de 45 000 euros à l'octogénaire, prétendument pour ouvrir son propre restaurant. La patiente aurait confié à une amie résidant également dans l'établissement son intention de refuser cette demande, mais elle est décédée avant d'avoir pu le faire.
L'utilisation du téléphone portable de la victime
Les forces de l'ordre ont découvert que l'infirmier avait pris le téléphone portable de la victime après son décès pour effectuer les transferts d'argent. Cette découverte a conduit les autorités à ordonner une autopsie afin d'écarter toute piste criminelle liée à la mort de la résidente. Les résultats ont confirmé qu'il s'agissait d'une mort naturelle, écartant ainsi l'hypothèse d'un homicide.
Malgré cela, l'infirmier a été placé en détention, non seulement pour les accusations de fraude, mais également pour avoir enfreint une peine qu'elle avait purgée pour violences conjugales. Cette double infraction a aggravé sa situation juridique et souligné la gravité des actes reprochés.
Les répercussions et les suites de l'enquête
Cette affaire met en lumière les vulnérabilités des personnes âgées en institution et soulève des questions sur les protocoles de sécurité dans les maisons de retraite. Les familles des résidents, déjà confrontées à la douleur de la perte d'un proche, se retrouvent parfois victimes de tels abus, ajoutant une couche supplémentaire de détresse.
Les investigations des Mossos d'Esquadra se poursuivent pour déterminer si d'autres faits similaires ont pu être commis et pour garantir que justice soit rendue. Cette histoire rappelle l'importance de la vigilance et des contrôles stricts dans les établissements accueillant des populations fragiles.



