Un drame qui secoue l'Espagne
Un incendie volontaire survenu mardi soir à Miranda de Ebro, dans le nord de l'Espagne, a provoqué la mort de trois femmes, ravivant les préoccupations sur les violences faites aux femmes. L'homme suspecté d'être l'auteur de cet acte criminel s'est présenté au commissariat mercredi matin et a été placé en garde à vue. Les autorités locales et nationales réagissent avec émotion à ce drame, déjà qualifié de féminicide par le gouvernement espagnol.
Les victimes et les circonstances
Selon les informations communiquées par les secours, l'incendie a nécessité la prise en charge de sept personnes. Deux femmes sont décédées sur les lieux, et une troisième est morte ultérieurement à l'hôpital. Parmi les blessés, on compte un garçon de 11 ans et une fillette de 7 ans, dont l'état n'a pas été précisé. Les victimes décédées sont une femme de 58 ans, une Colombienne de 24 ans et une Espagnole de 78 ans. Miranda de Ebro, une commune d'environ 37 000 habitants située à une soixantaine de kilomètres au sud de Bilbao, est en deuil.
La qualification de féminicide
Le ministère de l'Égalité espagnol a publié un communiqué mercredi soir condamnant « le féminicide présumé pour violence de genre » de la femme de 58 ans, assassinée par son compagnon âgé de 59 ans. Le ministère a ajouté qu'il n'existait pas de plaintes antérieures pour violence de genre à l'encontre de l'agresseur. Cette qualification officielle souligne la gravité de l'acte et relance le débat sur la lutte contre les violences machistes en Espagne.
Les réactions des autorités
Le sous-délégué du gouvernement à Burgos, Pedro de la Fuente, a confirmé la garde à vue du suspect, précisant que cette personne avait des antécédents délictueux à Miranda de Ebro. Le commissaire José Carlos Donoso a appuyé ces déclarations, indiquant que l'individu était déjà connu localement pour sa participation à d'autres faits. Les autorités municipales ont décrété trois jours de deuil en hommage aux victimes.
Sur le réseau social X, le président de la région de Castille-et-León, Alfonso Fernández Mañueco, a exprimé son bouleversement : « Mes plus sincères condoléances et toute mon affection aux familles des personnes décédées, ainsi que mes vœux de prompt rétablissement aux blessés ». Cette tragédie rappelle l'urgence de renforcer les mesures de protection contre les violences de genre en Espagne et au-delà.



