2 kg de cannabis saisis dans un incendie à Nîmes, le locataire condamné
Incendie à Pissevin : 2 kg de cannabis saisis, locataire condamné

Lors d'une opération de police menée en janvier 2026 dans un immeuble de la place Corot, à Pissevin (Nîmes), un incendie a éclaté, conduisant à la découverte de près de deux kilogrammes de résine de cannabis. Le locataire de l'appartement en question, un homme d'une quarantaine d'années, a été jugé ce lundi 4 mai et nie avoir volontairement déclenché le feu pour dissimuler la drogue.

Les faits : un incendie suspect

Le 9 janvier 2026, un appartement situé au quatrième étage de l'immeuble a soudainement pris feu. Les policiers, qui menaient une opération antidrogue et des perquisitions au troisième étage, ont été alertés par l'odeur de fumée. Une habitante, enfermée dans son logement et en grande détresse, a été secourue par les forces de l'ordre et les pompiers. Les fumées se sont propagées aux parties communes, entraînant l'évacuation de tous les locataires.

Après l'extinction de l'incendie, les policiers ont découvert sur la table de l'appartement d'où serait parti le feu un bloc de près de 2 kg de résine de cannabis, des sachets de conditionnement suspects et une bouteille d'alcool. Le locataire, Farid, a été transporté au centre hospitalier de Nîmes.

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Le prévenu nie toute intention criminelle

Jugé pour détention et usage de stupéfiants ainsi que pour incendie volontaire, Farid a contesté les accusations. "C'est mon addiction au cannabis qui m'a mené devant le tribunal", a-t-il déclaré, niant avoir mis le feu pour dissimuler la drogue. Il a expliqué consommer du cannabis depuis 2008, à raison de 10 à 15 grammes par jour, et affirme que le bloc de résine était destiné à sa consommation personnelle pour six mois. "Je suis chef de cuisine. Je fais des extras. J'ai vécu toute ma vie dans cet appartement. La bouteille, ce n'était pas de l'alcool à brûler mais de l'huile de tournesol", a-t-il plaidé.

Concernant les sachets vierges saisis, le prévenu a soutenu qu'ils pouvaient être utilisés pour "les persillades et petits légumes". Les policiers ont également trouvé des gants, un cutter et une balance dans l'appartement, mais Farid a qualifié ce constat d'"faux", ajoutant : "Je n'ai pas pu mettre le feu à cet appartement. J'y avais trop de souvenirs."

Les réquisitions et le verdict

Le représentant du parquet, David Malicot, a requis 4 ans de prison et une amende de 1 500 euros, estimant que "personne ne s'achète 5 kg de résine de cannabis pour six mois de consommation". Il a ajouté : "Il voulait dissimuler toutes les preuves qui le mettaient en porte-à-faux. Et ce n'est pas le bon cuisinier qui met sa persillade dans un sachet."

Finalement, le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Farid à 3 ans de prison ferme. Le bailleur social Habitat du Gard, qui s'était constitué partie civile, a vu sa demande examinée. Une audience est prévue le 13 janvier 2027 pour statuer sur les dommages et intérêts.

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