Incendie à la prison de Nîmes : un détenu brûlé, deux cellules détruites
Incendie à Nîmes : détenu brûlé, cellules détruites

Incendie criminel à la maison d'arrêt de Nîmes : un détenu gravement brûlé

Dans la nuit du samedi 28 février 2026, un détenu a volontairement mis le feu à sa cellule au sein du nouveau bâtiment de la maison d'arrêt de Nîmes, dans le Gard. L'individu, qui aurait agi après s'être vu refuser du tabac, a subi des brûlures sur 10% de son corps malgré l'intervention rapide des agents pénitentiaires. Transporté d'urgence à l'hôpital, son état nécessite des soins médicaux approfondis.

Deux cellules réduites en cendres en moins d'un mois

Cet incident dramatique constitue le deuxième incendie survenu dans ce même établissement en l'espace de moins de trente jours. Début février, un autre détenu avait déjà incendié sa cellule, un acte qui lui a valu un placement en quartier disciplinaire. La cellule touchée ce week-end est entièrement calcinée et devenue inutilisable, tout comme celle détruite précédemment.

Mathilde Carillo, secrétaire locale adjointe du syndicat Ufap Unsa à la maison d'arrêt de Nîmes, déplore cette situation : "On se retrouve avec deux cellules totalement hors d'usage. Dans l'une d'elles, on ne peut même plus fermer la porte." Les dégâts sont considérables, avec notamment les cadrans des fenêtres complètement détruits.

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Des réparations longues qui aggravent la crise carcérale

La syndicaliste alerte sur les délais de remise en état : "Il faut plusieurs semaines avant de recevoir les commandes de pièces. Donc, si cela représente deux places théoriques perdues, en réalité on perd quatre places voire six avec les matelas au sol." Cette perte de capacité d'accueil survient dans un contexte de surpopulation carcérale extrême.

En effet, le quartier hommes de l'établissement connaît une surpopulation de +243%, chiffre qui inclut les deux bâtiments de la maison d'arrêt. Mathilde Carillo souligne : "On se retrouve donc au même niveau de saturation que lorsqu'il n'y avait qu'un seul bâtiment, avec des agents qui sont à bout de souffle." Chaque place de détention devient ainsi précieuse dans un environnement déjà sous tension.

Une problématique structurelle qui perdure

Ces incidents répétés mettent en lumière les difficultés chroniques du système pénitentiaire nîmois. La destruction de deux cellules fonctionnelles réduit encore la capacité d'accueil d'un établissement déjà saturé, créant des conditions de détention de plus en plus difficiles pour les détenus comme pour le personnel.

Les autorités pénitentiaires doivent désormais gérer simultanément les conséquences médicales pour le détenu brûlé, les travaux de réhabilitation des cellules endommagées, et la pression constante exercée par la surpopulation. Cette situation soulève des questions urgentes sur les conditions de détention et la prévention de tels actes désespérés.

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