Notre correspondant Jean-Francis Gosselin était à quelques kilomètres lorsque l'incendie a commencé ce dimanche 10 août à 9 h 35. Alors que les pompiers sont toujours sur place à 15 heures, il confie son témoignage à Midi Libre.
Le début de l'incendie
"Quand le feu a commencé, j'étais coincé dans un encierro entre les barrières et les taureaux", explique Jean-Francis Gosselin. L'ancien instituteur est aujourd'hui président du comité gardois de la société de protection de la nature du Gard (SPN Gard) et correspondant de Midi Libre à Lédenon et Bezouce. Ce matin, pour les pages du journal, il couvrait la fête de Bezouce. "Je n'ai pas compris tout de suite d'où ça venait mais les gens ont commencé à comprendre que c'était l'usine. Alors directement je suis parti sur place pour aller voir".
Sur les lieux
La zone n'étant pas encore bouclée à ce moment-là, le correspondant a pu s'approcher du site. "Il y avait déjà un fort détachement de pompiers. Les maires de Lédenon et de Bezouce étaient présents. J'ai essayé de prendre quelques photos de plus près mais je me suis fait rapidement mettre dehors". Cette usine, il la connaît bien, puisqu'il a déjà eu l'occasion de la visiter plusieurs fois. "J'ai pu entrer une première fois à l'intérieur pour visiter quand ça s'appelait encore 'Le Cabanon'. Et puis une deuxième lorsque je faisais un reportage sur les tableaux de Paule Pascal".
Le troisième incendie en six ans
Bien que la protection de la nature gardoise soit une de ses priorités, Jean-Francis Gosselin ne s'inquiète pas de la situation. "C'est une usine assez sécurisée en temps normal. Il y a déjà eu des inspections surprises après les derniers incendies il y a quelques années. Là il faut surtout comprendre d'où vient le problème pour que ça ne se reproduise pas". En effet, l'usine avait déjà pris feu en 2019, puis en 2023. "Je n'ai pas entendu quelle était l'origine du feu. Mais ça vient de l'intérieur du bâtiment principal", précise notre correspondant.
L'activité de l'usine
L'entreprise Blue Point Company rachète le site en 2007 pour ouvrir l'usine Hydrapro. L'usine est spécialisée dans la confection de produits de traitement pour l'eau des piscines. Elle produit des pastilles ou des poudres qui sont revendues par la suite en magasin. La contenance des produits riche en chlore est la raison pour laquelle l'usine est classée Seveso.
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