Incendie criminel à l'école Paul-Langevin de Nîmes : nettoyage intensif avant la rentrée
Incendie criminel à Nîmes : nettoyage avant rentrée scolaire

Incendie criminel à l'école Paul-Langevin de Nîmes : la communauté mobilisée pour le nettoyage

Après la stupeur et l'incompréhension provoquées par l'incendie criminel survenu à l'école Paul-Langevin de Nîmes, dans le quartier de Pissevin, place désormais au nettoyage intensif. Le bâtiment B, le plus touché par les flammes, fait actuellement l'objet d'un nettoyage approfondi alors que la rentrée des 320 élèves est prévue pour ce vendredi 1er octobre.

Un saccage considérable et une mobilisation générale

Dans la nuit de lundi à mardi, un ou plusieurs malfaiteurs ont pénétré dans l'établissement scolaire, volé du matériel informatique comprenant des ordinateurs, dix rétroprojecteurs et du matériel hi-fi, avant de déclencher un incendie à plusieurs endroits des couloirs. Le feu a particulièrement affecté les premier et deuxième étages du bâtiment abritant les classes de CP et de CE1, laissant des salles calcinées et des dégâts considérables.

Jean-Michel Bourdoiseau, le directeur de l'école, maintient un calme déterminé face à cette situation. "L'essentiel est que nos 320 élèves puissent retourner en classe ce vendredi matin dans les meilleures conditions possibles", affirme-t-il. Pour y parvenir, mamans du quartier, équipe pédagogique et services municipaux travaillent main dans la main pour atténuer ce que Véronique Gardeur-Bancel, adjointe municipale, qualifie d'"horreur des lieux".

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Une réorganisation temporaire des espaces scolaires

Face à l'ampleur des dégâts, l'équipe pédagogique a demandé un report d'une journée du retour en classe pour organiser de nouveaux espaces de travail. La salle polyvalente et la salle informatique ont été réquisitionnées et meublées par la mairie. Grâce à la collaboration d'Éric Pascal, proviseur du collège Jules-Verne, quatre classes de CM1 et CM2 seront accueillies dans cet établissement voisin dès ce vendredi.

"Nous assurerons les transports scolaires de ces élèves, le matin et le soir, mais aussi lors de la pause méridienne afin qu'ils puissent venir prendre leur déjeuner à la cantine de leur école comme à leur habitude", précise Véronique Gardeur-Bancel. Cette situation transitoire devrait durer au maximum trois semaines, le temps de remettre en état le bâtiment B.

L'incompréhension et le traumatisme psychologique

Malgré la mobilisation générale et l'entraide manifeste - les collègues des autres écoles fournissent des cahiers, les mamans apportent thé et gâteaux - l'émotion reste vive parmi les quarante membres de l'équipe pédagogique. "On ne comprend pas. Pourquoi avoir mis le feu à l'école ? Un établissement scolaire d'ordinaire très apaisé", s'interroge le directeur, qui avoue mal dormir depuis mardi.

Le traumatisme affecte également les élèves. Une petite élève de CP était convaincue que "sa maîtresse était morte brûlée dans les flammes" jusqu'à ce que cette dernière la rassure par téléphone. Certains enseignants, particulièrement les jeunes femmes, hésitent désormais à venir travailler le matin à 7h20. "Ce n'est pas imaginable de venir travailler et d'enseigner la peur au ventre", confie un membre du personnel.

Une cellule psychologique et des questions de sécurité

Philippe Maheu, Directeur des services académiques du Gard (Dasen), présent sur place dès mardi matin, a constaté l'ampleur du choc. "J'ai vu mardi matin à l'école Paul-Langevin des enseignants en larmes. Le directeur était chamboulé", rapporte-t-il. Face à ce traumatisme, une cellule d'aide psychologique a été mise en place pour les enfants et l'équipe pédagogique.

Véronique Gardeur-Bancel lance un appel pressant : "Depuis un an, j'ai l'impression d'être adjointe à la sécurité des écoles. Ce n'est pas normal. Il faut que l'État prenne ses responsabilités". Philippe Maheu confirme que l'agression a été signalée au ministère et que la préfète devra prendre les décisions qui s'imposent, tout en appelant à "rester en veille" et à détecter les signaux alarmants.

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Alors que le nettoyage se poursuit intensivement, la communauté éducative de Nîmes fait face à un défi monumental : permettre aux enfants de retrouver leur école tout en surmontant le traumatisme laissé par cet acte criminel inexplicable.