Un drame terrible dans le quartier de Tamaris à Alès
Ce vendredi 20 mars, en début de matinée, un incendie dévastateur a coûté la vie à un petit garçon de 8 ans dans le quartier de Tamaris à Alès. Le drame s'est produit vers 8 heures dans un immeuble situé rue Gabriel-Roucaute, également à l'angle de la route de Saint-Martin-de-Valgalgues.
Des témoins impuissants face aux flammes
Arthur, qui travaillait avec deux collègues dans une chaufferie voisine, a été l'un des premiers témoins de la tragédie. "On a entendu crier la mère. On est sortis et on a compris", raconte-t-il. Avec son associé, il a tenté de pénétrer dans l'appartement en feu, mais la fumée noire était trop dense. "On ne voyait rien et on a fait marche arrière", confie-t-il, visiblement marqué par l'événement.
D'autres riverains du quartier ont également essayé de porter secours à la famille. Certains sont allés chercher des échelles, d'autres ont tenté d'entrer par l'extérieur ou se sont emparés d'extincteurs. Des habitants ont même grimpé les étages en criant pour alerter les voisins. Un pompier qui passait par hasard sur les lieux a également tenté d'intervenir avant l'arrivée des secours.
Une intervention massive des secours
Les secours sont arrivés rapidement et en nombre important. Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés, venant des centres de secours d'Alès, mais aussi de Lédignan, La Grand-Combe et Saint-Ambroix. Le dispositif comprenait quatre ambulances, deux fourgons incendie, la grande échelle et un poste de commandement.
Jacques Pagès, lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers du Gard, a évoqué le "puissant pouvoir calorifique" de l'incendie. Abdelkrim Grini, le procureur de la République, a précisé que la température était montée à "au moins 1 000 °C" dans l'appartement, sans oublier les fumées toxiques qui ont compliqué l'intervention.
Quatre personnes hospitalisées
Les secours ont pris en charge seize habitants de l'immeuble, qui ont été emmenés au bord du terrain de football voisin. Quatre d'entre eux ont finalement été évacués vers le centre hospitalier d'Alès "en urgence relative", selon les termes de l'officier supérieur des pompiers.
Parmi les évacués se trouvent la mère du jeune victime et son petit frère, âgé d'un ou deux ans de moins que l'enfant décédé. Comme les deux autres personnes hospitalisées, ils souffrent du traumatisme du drame et des fortes incommodations causées par les fumées.
La découverte tragique
Une fois le feu maîtrisé, les pompiers ont découvert dans le salon de l'appartement "le corps calciné" du petit garçon. Le procureur Grini a expliqué que l'enfant a été trouvé "sur le canapé, en position fœtale". Le père de l'enfant, séparé de la mère et venu sur place, est apparu profondément traumatisé, le regard hagard, se prenant la tête dans les mains.
Une enquête ouverte
Abdelkrim Grini a indiqué que la piste criminelle n'était pas privilégiée "a priori". "On est sur une piste accidentelle, mais rien n'est exclu", a-t-il déclaré. Les fonctionnaires de la police technique et scientifique, venus de Nîmes, sont déjà à l'œuvre sur place.
Des spécialistes des pompiers sont attendus "pour avoir des éléments d'orientation", ainsi que le médecin légiste. Le procureur s'apprête à ordonner une autopsie du corps de l'enfant et a ouvert une procédure en recherche des causes de la mort. L'enquête a été confiée aux policiers du commissariat d'Alès.
Selon des informations préliminaires, le petit Alésien aurait été en train de jouer avec un briquet au moment du drame. Le procureur de la République a assuré que "l'enquête avancera très vite" pour déterminer les circonstances exactes de cette tragédie.
Il est à noter que l'école primaire des Promelles a également été touchée par des flammes ce matin-là, mais cet incident n'a aucun rapport avec l'incendie de l'immeuble de Tamaris.



