Incendiaire récidiviste condamné à Béziers : quatre ans de prison ferme
Incendiaire récidiviste condamné à quatre ans de prison

Jeudi 27 août 2026, le tribunal de Béziers a condamné un homme de 27 ans à quatre ans de prison ferme pour avoir volontairement allumé un incendie dans l’Hérault. L’incendie, parti le 5 juillet à Carlencas, avait ravagé 80 hectares de garrigues. L’auteur, ancien pompier volontaire, avait été rapidement interpellé après avoir été aperçu par deux témoins en train d’observer les flammes.

Des faits reconnus et une intention délibérée

Entendu en garde à vue, le prévenu avait reconnu avoir allumé l’incendie, expliquant qu’il souhaitait « brûler une lettre d’adieu destinée à sa fille, décédée en bas âge l’année précédente ». Sa compagne avait toutefois indiqué qu’il lui avait annoncé, avant les faits, qu’il « allait faire une connerie », une déclaration qui a pesé dans l’appréciation de l’intention par les juges.

Devant le tribunal, le prévenu a de nouveau reconnu les faits. Les magistrats ont retenu le caractère intentionnel de l’incendie, sa gravité, ainsi que les déclarations de la compagne évoquant une volonté délibérée d’allumer un feu.

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Récidive et peine complémentaire

Le tribunal a néanmoins pris en compte une altération du discernement du prévenu, qui encourait treize ans de détention au titre de la récidive après avoir été condamné en 2019 à trois ans de prison pour des faits similaires. En peine complémentaire, il devra suivre une mesure socio-judiciaire de cinq ans avec injonction de soins, et verser 5.000 euros à la commune de Lunas au titre du préjudice écologique.

La peine est conforme aux réquisitions du parquet dont le représentant a souligné que l’accusé, en tant qu’ancien pompier volontaire, « savait ce qu’il faisait ». La défense, assurée par Me Lisbeth Andreu, a plaidé la clémence, décrivant un homme fragile et appelant à ne pas juger, à travers ce dossier, « l’ensemble des incendies de l’été ».

Un contexte de risque accru

Depuis son placement en détention provisoire, l’homme a déposé une demande de remise en liberté et a fait cinq tentatives de suicide. Si le changement climatique, avec ses canicules à répétition et une sécheresse extrême, aggrave le risque partout en France, les incendies de végétation sont à 90 % d’origine humaine, que ce soit accidentel ou criminel.

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