Un acte d'humiliation le soir de la Saint-Valentin
Le 14 février 2026, à Istres (Bouches-du-Rhône), un homme a contraint son ex-compagne à se mettre à genoux avant de lui raser les cheveux à l'aide d'une tondeuse. Ce geste, qualifié par la présidente du tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence de rappel des heures sombres de l'histoire, fait référence aux tontes publiques subies par des femmes accusées de collaboration après la Seconde Guerre mondiale.
Les faits et la version du prévenu
Massoud H. comparaissait fin avril pour ces faits. Il nie toute intention humiliante, affirmant que la tondeuse est tombée de sa sacoche lors d'une altercation. Il prétendait se rendre à une soirée avec sa nouvelle compagne et avoir l'intention de se raser à l'hôtel. Il accuse même la victime de s'être rasée elle-même, une pratique qu'elle aurait déjà eue par le passé.
La détresse de la victime
L'avocate de la victime a lu des extraits de l'appel passé par cette dernière à la police : "J'ai un gros trou dans la tête !", "Je ne vais pas pouvoir sortir de chez moi pendant des mois". La magistrate a souligné la violence inouïe de cet acte, qui altère la féminité et la dignité, ajoutant que la victime aurait préféré recevoir des coups.
Une peine alourdie
Déjà condamné pour violences conjugales sur une autre femme, Massoud H. a écopé de 30 mois d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, avec interdiction de contact avec la victime. Cette peine est plus lourde que celle requise par le procureur de la République.



