Fils de bonne famille livre de la drogue avec la BMW de sa mère dans le Var
Il livre de la drogue avec la BMW de sa mère dans le Var

Un jeune majeur de vingt ans a été condamné à dix-huit mois de prison, dont la moitié avec sursis, pour avoir participé à un trafic de stupéfiants « ubérisé » autour de Sanary-sur-Mer, dans le Var. Ce fils de bonne famille, qui vivait chez ses parents dans un quartier huppé de Six-Fours, utilisait la BMW de sa mère pour livrer de la drogue à une vingtaine de clients.

Un trafic via Snapchat

Le prévenu, prénommé Donato (le prénom a été modifié), comparaissait devant le tribunal correctionnel de Toulon. Il a expliqué avoir commencé ce trafic il y a deux ans via l'application Snapchat, principalement pour financer sa propre consommation, puis pour se faire de l'argent de poche. « Honnêtement, c'est la facilité… De base c'était juste pour payer ma conso. Après j'ai arrêté [de consommer] mais ça me faisait de l'argent de poche », a-t-il déclaré à la barre.

Interpellation en flagrant délit

Donato a été interpellé le vendredi 6 juin 2026, alors que les policiers du commissariat de Sanary l'observaient en train d'effectuer deux transactions. Il se fournissait en stupéfiants à Marseille, selon ses dires. Dans son studio situé chez ses parents, les forces de l'ordre ont découvert 169 grammes de résine de cannabis, une balance de précision, deux couteaux noircis par la découpe et des emballages. La police estime que le jeune homme aurait perçu 16 200 euros en deux ans, une somme qu'il dit ne pas avoir vue passer.

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Une défense qui mise sur la jeunesse et l'oisiveté

L'avocate de Donato, Me Emily Comyn, a tenté de minimiser l'ampleur du trafic, décrivant son client comme un jeune « oisif depuis qu'il a raté le bac ». Elle a plaidé pour que le tribunal lui laisse une chance. « Il n'y a aucune excuse, laissez-moi juste une chance pour prouver que je peux devenir une bonne personne, la garde à vue m'a fait réfléchir, je regrette énormément », a conclu Donato. Le tribunal l'a condamné à dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis.

Un phénomène en hausse

Le juge Philippe Plantard, président de l'audience, s'est dit « effaré de voir une telle banalisation » du trafic de drogue, notamment chez des personnes sans antécédent judiciaire. Ce type de « vente-livraison » de stupéfiants, facilité par les réseaux sociaux, séduit de plus en plus de jeunes, comme en témoigne cette affaire.

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