La maire d'Hyères, Véronique Bernardini, a organisé une conférence de presse ce lundi 22 juin 2026 pour faire le point sur l'affaire de violences sexuelles présumées impliquant un animateur périscolaire. L'agent, employé par la commune depuis trente ans, a été suspendu dès le lendemain des premières révélations, en février dernier.
Des faits présumés à l'école Françoise-Dolto
Les faits se seraient déroulés à l'école Françoise-Dolto, lors des temps extrascolaires du mercredi, au centre aéré. Deux plaintes ont été déposées par des parents d'élèves : la première concerne un garçon de 5 ans, la seconde une fillette de 6 ans. Deux mains courantes ont également été enregistrées. L'enquête est en cours, confiée à la police judiciaire.
L'animateur exerçait aussi à l'école de l'Almanarre
L'animateur travaillait également à l'école de l'Almanarre, où il assurait les temps périscolaires du matin, du midi et du soir. Selon le cabinet du maire, aucun fait de violence n'a été établi dans cette école à ce jour. La Ville reste vigilante et continue de suivre l'évolution de l'enquête.
Priorité absolue à la sécurité des enfants
Véronique Bernardini a rencontré tous les parents qui l'ont sollicitée, notamment ceux du garçon de 5 ans. Un soutien psychologique a été proposé via l'association Les ami(e)s de Romy, qui accompagne victimes et auteurs depuis trois ans. Ce soutien est également offert aux 93 animateurs de la commune, avec la mise en place de groupes de parole. « On continue d'être vigilant, on ne lâche rien », a déclaré la maire.
Un précédent en 2023
Hyères a déjà été confrontée à un cas similaire en 2023 : un agent condamné pour attouchements sur mineurs a été révoqué, puis relaxé en appel, ce qui lui a permis de demander sa réintégration. « Il ne pourra pas réexercer à Hyères mais dans une autre commune, oui », regrette Véronique Bernardini, qui plaide pour la création d'un fichier administratif recensant les plaintes contre les animateurs.
Des pistes d'amélioration
La municipalité réfléchit à un nouveau protocole incluant la formation aux postures et aux gestes appropriés, ainsi qu'à des aménagements dans les écoles. Des espaces toilettes par sexe, délimités par des paravents, sont déjà installés dans certains établissements pour préserver l'intimité des enfants tout en permettant une surveillance.



