Un client sans histoire dans un hôtel de luxe
Le 12 avril 2011, une semaine après le quintuple meurtre de Nantes, Xavier Dupont de Ligonnès fait étape à l'Auberge de Cassagne au Pontet, dans le Vaucluse. Quinze ans plus tard, la directrice de cet établissement prestigieux, Sylvie Boucher, livre son témoignage sur cette rencontre insolite. Elle se souvient d'un homme "avenant" et "décontracté", qui ne laissait rien transparaître du drame familial.
Une arrivée discrète et une nuit paisible
En fin d'après-midi, XDDL stationne son véhicule sur le parking de l'hôtel, venant d'obtenir sa cinquième étoile. Avec un simple bagage à la main, il se présente à la réception, se disant en déplacement professionnel et réservant une chambre pour la nuit. En raison d'une forte affluence, il bénéficie même d'un surclassement. Sylvie Boucher, directrice associée, décrit ce face-à-face avec un client "très décontracté et avenant", ajoutant : "On n'avait pas l'impression de quelqu'un qui avait quelque chose à cacher."
Un comportement normal et des interactions banales
Vers 19 heures, Xavier Dupont de Ligonnès est aperçu sur un balcon, adressant un salut souriant de la main à la directrice. Peu après, élégamment vêtu d'une chemise et d'une veste, il se rend au restaurant gastronomique de l'hôtel, où il commande du vin de Bourgogne. Durant le service, il échange avec le personnel et la direction, semblant parfaitement à l'aise. Sylvie Boucher précise : "Il était tout à fait normal, il se fondait dans la clientèle."
Un départ et une trace cruciale pour l'enquête
Le lendemain, après avoir pris son petit déjeuner, Xavier Dupont de Ligonnès règle sa note par carte bancaire et quitte l'établissement vers 9 h 30, poursuivant sa route vers le Var. C'est précisément l'utilisation de ce moyen de paiement qui permettra aux enquêteurs de remonter sa trace jusqu'au Pontet une semaine plus tard, offrant un élément clé dans cette affaire criminelle complexe.
Ce témoignage, livré quinze ans après les faits, souligne le contraste saisissant entre l'attitude paisible de l'homme et les horreurs commises, ajoutant une pièce au puzzle de cette énigme judiciaire qui continue de fasciner et d'interroger l'opinion publique.



