Il y a 107 ans, Henri Caumes tombait à Lagarde : un souvenir toujours vivant
Henri Caumes, soldat de 14-18 : un souvenir toujours vivant

Il y a 107 ans, Henri Caumes tombait à Lagarde : un souvenir toujours vivant

Le 11 août 2021 marquait le 107e anniversaire de la participation du Saint-Romain Henri Caumes à l'une des premières batailles de la Grande Guerre en Lorraine, à Lagarde. Ce cultivateur, né à Saint-Rome-de-Tarn le 14 janvier 1890, avait été appelé au service militaire le 8 mai 1912.

Un départ pour le front empreint d'émotion

Libéré le 8 novembre 1913, Henri Caumes ne profita que quelques mois de la vie paysanne avant d'être mobilisé. Il rejoignit le front le 6 août 1914 à 3 heures du matin. La veille, il écrivait à ses parents une lettre poignante : "Quand le 1er bataillon est parti avec le drapeau en tête, tout le monde applaudissait. Mais, en ville, il y en avait beaucoup qui pleuraient en disant ils partent bien mais qui sait s’ils reviendront…"

Le baptême du feu et la capture

Henri Caumes reçut le baptême du feu le mardi 11 août 1914 à Lagarde. Le compte-rendu militaire de l'époque indique : "Les deux bataillons envoyés à Lagarde ont été très violemment attaqués, les troupes d’infanterie ont dû céder, deux batteries sont tombées aux mains de l’ennemi." Cette défaite se traduisit par la perte de deux mille hommes, entre prisonniers, blessés et tués.

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Sa famille resta de longues semaines sans nouvelles, jusqu'à ce que l'information tombe comme un coup de foudre : Henri avait été capturé à Lagarde. Il fut emprisonné à Munster.

Une fin tragique en captivité

Atteint de tuberculose, Henri Caumes fut hospitalisé et décéda le 15 avril 1917. Il fut enterré le 18 avril avec les honneurs militaires par un curé catholique. Quelques années plus tard, sa tombe fut rapatriée au cimetière national des prisonniers de guerre de Sarrebourg.

Une mémoire perpétuée parmi 13 360 croix

Dans ce cimetière où se dressent 13 360 croix, la tombe d'Henri Caumes est régulièrement fleurie. Ce geste symbolique marque un attachement affectif au sacrifice de l'un de ces enfants du pays, mort pour la France. Il rappelle le destin de milliers de soldats dont les noms s'effacent parfois, mais dont le souvenir persiste à travers de tels hommages.

Cette histoire, au-delà des chiffres et des dates, incarne le parcours individuel d'un homme plongé dans la tourmente de l'Histoire, dont la mémoire reste vivace plus d'un siècle après les faits.

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