Happy slapping à Grasse : deux collégiennes interpellées après une agression filmée pour TikTok
Le phénomène du happy slapping, ou « joyeuses claques », a frappé la ville de Grasse. Deux adolescentes de 14 ans ont violemment agressé une camarade devant leur établissement scolaire et ont diffusé la scène sur le réseau social TikTok. Les faits, survenus le 23 mars, ont conduit à l'interpellation des deux mineures, déférées au parquet de Grasse.
Une agression violente filmée et partagée
C'est à la sortie du collège Les Jasmins, à Grasse, que l'incident s'est produit. Une élève a été attendue par deux autres adolescentes, vraisemblablement pour régler un différend dont les motifs restent à préciser. La victime a été giflée, puis rouée de coups de pied, y compris à la tête, une fois mise à terre. L'agression a été intégralement filmée sur un téléphone portable.
La séquence violente a ensuite été publiée sur la plateforme TikTok, où elle a circulé avant d'être signalée. Cette diffusion publique a facilité l'enquête des forces de l'ordre, qui n'ont pas eu de difficulté à identifier les auteures présumées.
Interpellation et suites judiciaires
La police de Grasse a rapidement interpellé les deux adolescentes impliquées dans cette agression. Elles ont été présentées au parquet de Grasse jeudi dernier, en vue d'une comparution devant un juge pour enfants. Les autorités judiciaires examinent maintenant les charges retenues contre ces mineures, dans le cadre d'une procédure adaptée à leur âge.
Ce cas illustre la dangerosité croissante du happy slapping, une pratique qui consiste à agresser une personne tout en filmant la scène pour la diffuser sur les réseaux sociaux. Les experts soulignent que cette tendance, particulièrement répandue parmi les adolescents, mêle violence physique et exposition numérique, avec des conséquences psychologiques graves pour les victimes.
Les établissements scolaires et les parents sont appelés à renforcer la vigilance face à ces comportements, qui relèvent à la fois du harcèlement et de la cyberviolence. La ville de Grasse, comme d'autres communes, doit faire face à ce défi sociétal, où le virtuel amplifie la brutalité du réel.



