Affaire Ghislaine Grivart de Kerstrat : retour sur les indices disparus
Ghislaine Grivart : les indices disparus en un mois

Le petit bois de taillis et de jeunes chênes où a été découvert samedi après-midi le corps de Ghislaine Grivart de Kerstrat a été de nouveau passé au peigne fin hier. À la recherche du plus petit indice, les gendarmes de la compagnie de Villeneuve ont jalonné et analysé chaque détail de l'endroit. Une bordure de chemin rural, à 500 mètres de la route qui mène à Villeréal et 300 mètres du hameau de Montaut-le-Jeune. Un coin perdu que seuls les habitants du lieu et quelques agriculteurs empruntent régulièrement.

Mais dans ce bouquet d'arbres, les seuls éléments retrouvés par les enquêteurs proviennent de la victime : ses vêtements abîmés par le temps, une montre, des boucles d'oreille et sa ceinture serrée autour de son cou. Cette ceinture constitue la seule trace apparente de violence, pouvant indiquer que la jeune fille a été étranglée. L'état du corps n'a pas permis, lors de l'autopsie, de déterminer avec précision les circonstances de la mort, ni d'éventuels sévices. C'est pourquoi des expertises complémentaires, dont celle de la dentition, ont été ordonnées par le juge d'instruction agennais Maryse Le Men-Régnier. Bien que tout laisse supposer que le corps est bien celui de Ghislaine Grivart de Kerstrat, le magistrat a demandé une comparaison de la dentition avec les radios fournies par le dentiste de la jeune fille.

Une jeune fille sans histoires

Pour les gendarmes du Lot-et-Garonne, dont bon nombre d'unités ont été mobilisées sur cette enquête, commence une longue quête de témoignages pouvant permettre de reconstituer l'emploi du temps de Ghislaine en cette journée du 26 mai. De son départ chez ses parents, à Villeneuve-sur-Lot, à quelques courses à Fumel où elle était allée faire de l'auto-stop pour regagner Villeneuve. Il était environ 16 heures. La jeune fille était vêtue d'un jean bleu et d'une veste bleu pâle en laine. C'est à partir de ces indications que les gendarmes espèrent recueillir des renseignements.

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Parallèlement, les enquêteurs ont entendu les proches et les familiers de Ghislaine afin de connaître ses habitudes. Même si l'on sait aujourd'hui que Ghislaine Grivart de Kerstrat était une jeune fille sans histoires, très attachante et dont le comportement était celui des jeunes filles de son âge. « Ghislaine avait l'estime de tout le monde », a confié l'abbé Nicolas Richer, directeur de l'Institution Sainte-Catherine de Villeneuve où la jeune fille était scolarisée jusqu'à l'été dernier. « Ce drame touche une famille qui jouit de la sympathie la plus grande et qui a toujours essayé de venir en aide et de porter secours aux autres », a ajouté le prêtre, encore sous le choc. Avant-dernière d'une famille de sept enfants, Ghislaine avait également fait partie de l'atelier-théâtre du Centre Culturel pendant une année. Les animateurs se souvenaient de sa gentillesse et de son enthousiasme.

Les indices disparus en un mois

Un mois après sa disparition, le 26 mai, le corps a été retrouvé le 2 juillet. Entre-temps, beaucoup d'indices ont disparu, rendant l'enquête difficile. Les enquêteurs doivent désormais se fier aux témoignages et aux expertises pour faire la lumière sur cette affaire.

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