Gendarme percuté par un scooter sous cannabis : le militaire hors de danger
Gendarme percuté par un scooter : l'auteur positif au cannabis

Un gendarme délibérément percuté par un scooter à Castelnau-de-Médoc

Le gendarme percuté lundi 23 février, en début de soirée, par le pilote d'un scooter, est désormais hors de danger. L'auteur du refus d'obtempérer, qui a fui après l'impact, s'est finalement rendu à la gendarmerie et a été testé positif au cannabis. Cet incident violent soulève des questions sur la sécurité des forces de l'ordre et l'augmentation des refus d'obtempérer en France.

Un acte délibéré en fin de service

Lundi 23 février, vers 19 heures, un gendarme terminait son service et procédait à la descente des couleurs sur le mât installé dans la cour de la brigade territoriale de Castelnau-de-Médoc, avenue Georges-Mandel. Soudain, le militaire a entendu le bruit d'une moto dont le moteur vrombissait au loin. Il s'est précipité sur le bord de la chaussée et a vu arriver un scooter à toute vitesse, dont le pilote ne portait pas de casque.

Le gendarme a décidé de le contrôler et lui a fait signe de s'arrêter. Mais au lieu de s'exécuter, le pilote de l'engin a foncé délibérément sur le gendarme, a chuté et a pris la fuite. Le militaire a été éjecté à plusieurs mètres et sérieusement blessé, sans que ses jours soient en danger. Secouru rapidement, il a été pris en charge et hospitalisé. Ce mardi 24 février, il a pu rejoindre son domicile pour continuer sa convalescence.

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L'auteur se rend et est positif au cannabis

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 4 heures du matin, le mis en cause, âgé de 18 ans, s'est finalement rendu à la brigade de gendarmerie, accompagné de sa mère et de son beau-père. Immédiatement placé en garde à vue, il a été soumis à un dépistage de stupéfiants qui s'est avéré positif au cannabis. L'enquête de flagrance a été confiée par le parquet à la brigade des recherches de Lesparre, qui mène des investigations approfondies pour déterminer les circonstances exactes de cet acte.

Dès lundi soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait rapidement réagi sur les réseaux sociaux pour condamner un acte « intolérable », apportant tout son soutien au gendarme blessé. Dans son message, il a souligné : « Tout mon soutien au gendarme blessé à Castelnau-de-Médoc après un refus d'obtempérer. Un individu a délibérément foncé sur le gendarme, en le projetant sur plusieurs mètres. Heureusement ses jours ne sont pas en danger. S'en prendre à nos forces de l'ordre est intolérable. »

Les refus d'obtempérer en hausse inquiétante

Les refus d'obtempérer sont devenus un phénomène qui a pris de l'ampleur ces dernières années sur les routes de l'Hexagone. En moyenne, plus de 75 refus par jour sont constatés sur le territoire, soit un toutes les vingt minutes environ. En 2025, on a dénombré 28 200 faits au plan national, soit une hausse de 11 % par rapport à l'année précédente.

En Gironde, la situation est particulièrement préoccupante. « En Gironde, 452 faits ont été constatés par la gendarmerie en 2025 », indique le procureur de la République Renaud Gaudeul, notant une augmentation de 10 %. Cette tendance à la hausse souligne les défis croissants auxquels sont confrontées les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs missions de contrôle routier.

Cet incident à Castelnau-de-Médoc met en lumière les risques encourus par les gendarmes et policiers lors des interventions routières. La combinaison de conduite sous l'emprise de stupéfiants et de refus d'obtempérer crée des situations extrêmement dangereuses, nécessitant une vigilance accrue et des mesures adaptées pour protéger les agents et assurer la sécurité publique.

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