Le député LFI Sébastien Delogu a quitté le commissariat central de Marseille jeudi soir, peu avant 23 heures, après plusieurs heures de garde à vue. Accompagné de son avocat, Yones Taguelmint, il est sorti par une porte dérobée avant de monter dans un taxi, sans faire de déclaration. « La garde à vue a été levée. On ne fera pas de déclaration ce soir », a indiqué son avocat à l'AFP.
Une enquête pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique
Sébastien Delogu était entendu depuis le début de l'après-midi dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique », selon le parquet de Marseille. Son avocat a confirmé que le député faisait l'objet d'une convocation pour outrage le 13 novembre. Avant cela, il devrait comparaître le 21 octobre pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des documents personnels d'un entrepreneur à qui il reprochait ses liens avec Israël.
Deux versions et des plaintes de chaque côté
La procédure fait suite à une altercation survenue lundi avec trois policiers en civil venus interpeller un suspect dans une affaire de vol de montre, qui résidait dans le même immeuble que le député. Sébastien Delogu affirme que les policiers n'avaient pas décliné leur identité lorsqu'ils avaient tenté d'entrer dans l'immeuble. Il avait refusé de les laisser passer avant de les retrouver quelques instants plus tard sur son palier, où les échanges avaient dégénéré.
Les policiers ont ensuite porté plainte pour outrage, tandis que Sébastien Delogu a déposé une plainte contre X pour injures et violences physiques. Peu après sa sortie du commissariat, jeudi soir, le député a publié sur Instagram un cœur blanc sur fond noir accompagné du message : « Tout va bien ».



