Gard : un Tunisien suspecté de viol sur un voisin autiste reste en détention
Gard : suspecté de viol sur un voisin autiste, il reste en prison

Placé en détention provisoire depuis le 24 mai 2025 en attente de son jugement, Nassim, un Tunisien de 31 ans, a fait appel du refus de sa demande de remise en liberté devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes, ce mercredi 13 août. Il évoque notamment une nécessité de soins pour ses problèmes psychiatriques.

Des faits de viol sur une personne vulnérable

Il est reproché à Nassim des faits de viol commis sur une personne vulnérable, d'agression sexuelle en récidive et d'avoir refusé de remettre ses codes de téléphone. Ce mercredi 13 août, il a été entendu en visioconférence, et en l'absence de son avocat, par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes, pour une demande de remise en liberté dans l'attente de son jugement.

Les faits reprochés

Le président Christophe Teissier a brièvement évoqué le dossier : "Le 22 mai dernier, à Vauvert, votre voisin, qui est atteint de troubles autistiques, explique que vous étiez alcoolisé et que vous lui auriez imposé une fellation". Des pénétrations digitales anales lui sont également reprochées. Nassim explique ne pas se souvenir de la scène – il a été interpellé avec un taux d'alcool de 0,57 mg par litre d'air expiré – mais il nie formellement les faits. "Il était amoureux de moi, c'est lui qui m'a abordé", rétorque-t-il.

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Un passé judiciaire chargé

Isabelle Tourn, l'avocate générale, rappelle que ce Tunisien, arrivé en France en 2016, n'en est pas à sa première condamnation. En 2019, il a déjà été écroué pour une agression sexuelle. "Et il y aurait un autre cas d'agression sexuelle commise sur une femme au Carrefour Market. Elle n'a pas encore été identifiée, souligne l'avocate générale. Et à chaque fois, Nassim explique que ce sont les victimes qui l'ont cherché. Il n'y a aucune remise en compte de son comportement." Elle requiert un maintien en détention, évoquant notamment des garanties de représentation insuffisantes, le mis en cause faisant l'objet d'une demande d'expulsion administrative émise par la préfecture du Gard.

Des problèmes psychiatriques invoqués

De son côté, pour appuyer sa demande de remise en liberté, Nassim rappelle qu'il a des problèmes psychiatriques. Depuis 2019, il a été reconnu schizophrène. "Je veux sortir pour me faire examiner, car je ne suis pas bien. J'aimerais me faire soigner", exprime-t-il, via la voix de son interprète. Une demande qui ne sera pas retenue par la chambre de l'instruction. "Tout le monde s'entend pour dire que vous avez des problèmes psychiatriques, c'est pour cela qu'on a mandaté un expert. Mais comme votre père l'a souligné, vous aviez arrêté votre traitement, ce qui présente un risque trop important de renouvellement de l'infraction", tranche le président. Nassim reste en prison dans l'attente de son jugement.

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