Une vidéo troublante circule après la fusillade des Moulins
Vingt-quatre heures après la fusillade sanglante qui a coûté la vie à deux hommes dans le quartier des Moulins à Nice, une vidéo non authentifiée, abondamment relayée sur les réseaux sociaux, glace les esprits. Elle semble confirmer le scénario d'une exécution méthodique, réalisée avec un détachement terrifiant.
Le bilan est lourd : deux morts, des victimes collatérales de 38 et 57 ans, et six blessés. Mais au-delà des chiffres, c'est le mode opératoire du tireur qui sidère les enquêteurs et les habitants. Selon plusieurs témoins oculaires et les images qui circulent sous le manteau numérique, l'assaillant a agi avec un « sang-froid » proprement chirurgical.
Arme de guerre et trottinette
Vêtu d'une longue parka sombre et la tête dissimulée sous une capuche, l'homme est arrivé sur la place des Amaryllis de la manière la plus banale qui soit : en trottinette électrique. Rien ne laissait présager le carnage, si ce n'est un sac de courses de l'enseigne Carrefour plaqué contre son ventre. C'est dans ce sac ordinaire qu'était dissimulée son arme, décrite par un ex-militaire présent sur place comme une « vieille mitraillette », d'un format plus compact qu'une Kalachnikov traditionnelle.
Une scène d'une violence froide
Le récit des témoins dépeint une scène surréaliste. Le tueur aurait déposé son engin avec calme à l'angle d'un mur orné d'une peinture de tigre, avant de progresser à pied. Sa cible initiale, un homme qui a réussi à prendre la fuite, semble avoir échappé aux premiers tirs. C'est alors que le tireur aurait ouvert le feu sur les personnes présentes à la terrasse du café voisin. Une fois son chargeur vidé, aucune panique. Pas de course effrénée. L'homme fait demi-tour sans un regard pour ses victimes. « Il a repris sa trottinette, comme si elle ne marchait plus, il a poussé avec une jambe », raconte Ali, un habitant du quartier.
Une fuite coordonnée
La vidéo et les témoignages suggèrent que l'assaillant n'agissait pas seul. Suivi à distance par des riverains médusés, il aurait rejoint un véhicule qui l'attendait à proximité. Avec une décontraction déconcertante, le tireur aurait pris le temps d'ouvrir le coffre pour y déposer sa trottinette avant de monter côté passager. La voiture a ensuite démarré, laissant derrière elle un quartier plongé dans l'effroi.
Si cette vidéo doit encore être formellement authentifiée par la JIRS de Marseille, elle constitue déjà une pièce centrale dans la compréhension de cette « guerre » du narcotrafic qui frappe désormais en plein jour, au milieu des passants.



