Fusillade à Nice : deux morts et six blessés, le tueur en trottinette toujours en fuite
Fusillade à Nice : deux morts, six blessés, tueur en fuite

Fusillade meurtrière aux Moulins : le récit d'un après-midi tragique

Lundi 11 mai 2026, aux alentours de 15h30, le quartier des Moulins à Nice a été le théâtre d'une fusillade d'une violence inouïe. Un homme armé, circulant en trottinette, a traversé la place des Amaryllis et a ouvert le feu à 17 reprises, faisant deux morts et six blessés. Le tireur a ensuite pris la fuite à bord d'un véhicule Renault Captur, selon les premières informations fournies par le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.

Un bilan humain lourd et des victimes innocentes

Les deux personnes décédées, Adilson, 39 ans, et Ahmed, 57 ans, étaient des pères de famille connus et appréciés dans le quartier. Le procureur a tenu à souligner qu'elles ne présentaient aucun antécédent en lien avec le trafic de stupéfiants. Parmi les six blessés, trois sont dans un état grave, trois autres plus légèrement touchés, et trois personnes sont en état de choc. Les blessures, causées par des balles de calibre 7,62 mm court Tokarev, ont notamment atteint le dos et les jambes des victimes hospitalisées.

Une scène de guerre et une enquête confiée à la Jirs

Sur place, le quartier a été immédiatement bouclé par les forces de l'ordre. La brigade anticriminalité, la police nationale et municipale, ainsi que le RAID ont été mobilisés. Les ambulances des sapeurs-pompiers et du Smur ont transporté les blessés vers l'hôpital Pasteur 2. Le procureur Martinelli a ouvert une enquête pour « assassinats en bande organisée » et « association de malfaiteurs », confiée au service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ 06) en lien avec la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Dix-sept étuis ont été retrouvés sur les lieux.

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Un contexte de guerre des gangs

Cette fusillade s'inscrit dans une série d'événements violents liés au narcotrafic aux Moulins. Vendredi 8 mai, des tirs de 9 mm avaient visé l'épicerie Montel Market sans faire de victime. Samedi 9 mai, un adolescent de 15 ans, connu pour trafic de stupéfiants, avait été blessé par balle à la jambe. Le procureur n'exclut pas que cette nouvelle attaque soit un « match retour » dans le cadre de rivalités entre trafiquants. Les autorités estiment que les démantèlements de points de deal, passés de douze en 2023 à deux actuellement, exacerbent les tensions et provoquent des passages à l'acte violents.

Réactions des syndicats policiers

Jean-Luc Bragato, délégué départemental d'Alliance police nationale, a dénoncé un manque de moyens : « Les Moulins sont encore touchés, c'est un drame. (...) Il nous faut des effectifs dans les Alpes-Maritimes. » Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental d'Un1té 06, a évoqué une « marseillisation » de la violence : « Il y a des jeux pour enfants à cet endroit-là. Manifestement, on se fout de savoir sur qui on va tirer. »

Dispositif de soutien et recherches en cours

Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a activé la cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) et renforcé les effectifs avec des CRS. Les recherches du tireur et de son complice se poursuivent activement. La place des Amaryllis, déjà endeuillée par une fusillade en octobre 2025, est une nouvelle fois marquée par la tragédie.

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