Fusillade meurtrière dans un collège argentin : un adolescent de 15 ans ouvre le feu
Un adolescent de 15 ans a ouvert le feu dans un collège de Santa Fe, dans le centre de l'Argentine, provoquant la mort d'un élève de 13 ans et blessant au moins huit autres personnes. Cet événement tragique, survenu lundi, a plongé le pays dans une onde de choc, peu habitué aux fusillades en milieu scolaire.
Le drame se déroule au collège Mariano Moreno
La fusillade a eu lieu au collège Mariano Moreno de San Cristóbal, une ville de 16 000 habitants dans la province de Santa Fe. Les élèves s'apprêtaient à assister à la cérémonie quotidienne du lever du drapeau lorsque le drame a éclaté. « Des élèves ont vu un garçon sortir des toilettes avec une arme et ils ont crié. Il a alors commencé à tirer, à tirer en l'air, et nous nous sommes tous mis à courir », a raconté Priscila, une élève de l'établissement, à la radio locale Radio Con Vos.
Bilan humain et intervention des secours
Le gouvernement de la province de Santa Fe a confirmé qu'un élève de 13 ans, identifié comme Ian, a perdu la vie. Parmi les blessés :
- Six élèves soignés pour des blessures superficielles dans un hôpital local après avoir fui les lieux.
- Deux autres élèves, âgés de 13 et 15 ans, transportés à l'hôpital régional de Rafaela, dont l'un dans un état grave mais stable.
Le ministre de la Justice et de la Sécurité de la province, Pablo Cococcioni, a exprimé sa tristesse : « C'est un moment très, très triste et très choquant. Nous voulons donc, en premier lieu, apporter notre soutien à la famille d'Ian ».
L'agresseur arrêté et son profil
L'adolescent de 15 ans, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été arrêté rapidement après les faits. Les autorités ont indiqué qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire ou scolaire problématique. « Il n'a aucun antécédent, nous n'avons jamais eu à intervenir durant son parcours scolaire », a précisé Pablo Cococcioni. « Il faisait face à une situation familiale […] très complexe, et ce n'était pas un conflit au sein de l'école ».
Arme utilisée et suspension des cours
L'arme employée serait vraisemblablement un fusil de chasse, selon Ramiro Muñoz, un responsable municipal de San Cristóbal. Face à ce drame, les cours ont été suspendus et les élèves renvoyés chez eux pour assurer leur sécurité et permettre une enquête approfondie.
Contexte historique et réactions
Cette fusillade rappelle des incidents similaires en Argentine, comme en 2000 à Rafael Calzada (un mort) et en 2004 à Carmen de Patagones (trois morts), toutes deux dans la province de Buenos Aires. Pablo Cococcioni a souligné la difficulté à expliquer de tels actes : « Il est très difficile de trouver une explication à ce genre d'événements, et plus encore lorsqu'ils se produisent dans le cadre scolaire. C'est quelque chose de totalement extraordinaire et que nous n'aurions jamais imaginé ».
Cette tragédie met en lumière les défis de la sécurité dans les établissements scolaires et la nécessité de soutenir les jeunes en difficulté pour prévenir de futures violences.



