Fouilles approfondies en Haute-Saône après la macabre découverte
Dix jours après la découverte de deux corps de nouveau-nés dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône, des fouilles d'une ampleur considérable ont été menées mercredi 18 février 2026. Les autorités judiciaires et les forces de l'ordre ont déployé des moyens importants pour sonder la maison familiale et son jardin, dans l'objectif de déterminer si d'autres dépouilles pourraient y être dissimulées.
Une opération de grande envergure mobilisant des moyens spécialisés
Les recherches, qui ont duré plus de six heures, ont mobilisé des équipes hautement spécialisées. Deux techniciens d'investigation criminelle, un fourgon d'identification criminelle, ainsi que deux maîtres-chiens du Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie ont été déployés sur les lieux. Quatre chiens spécialisés dans la recherche de cadavres ont également participé à cette opération minutieuse.
Le commandant de compagnie adjoint de l'arrondissement de Lure, Jean-Philippe Mondin, a précisé que "l'objectif est de s'assurer qu'il n'y a pas d'autres corps qui sont dissimulés, soit dans le terrain, soit dans la maison". Cette déclaration officielle souligne la gravité des investigations en cours et la détermination des autorités à éclaircir complètement cette affaire sordide.
La suspecte reconnaît les faits lors des fouilles
Sylvie D., la quinquagénaire mise en examen et écrouée dans cette affaire, était présente sur les lieux pendant le déroulement des fouilles. Cette mère de neuf autres enfants, issus de trois pères différents, a reconnu en garde à vue avoir donné naissance aux deux bébés retrouvés mardi 10 février 2026 dans le congélateur de son domicile.
Selon les déclarations du procureur le jeudi 12 février, la suspecte a expliqué "avoir accouché au domicile" puis "avoir enveloppé les nouveau-nés aussitôt après l'accouchement" avant de les déposer "dans ce congélateur situé dans la buanderie du domicile". Elle a précisé qu'elle était la seule à utiliser cet appareil, ce qui renforce sa responsabilité présumée dans cette affaire.
Des charges graves et des conséquences judiciaires sévères
La femme de 50 ans est poursuivie pour meurtre sur mineurs, comme l'a annoncé le procureur de Besançon à l'AFP le vendredi suivant les faits. Cette accusation extrêmement grave pourrait lui valoir la réclusion criminelle à perpétuité, sanction maximale prévue par le code pénal français pour ce type de crime.
L'enquête se poursuit activement, avec les autorités déterminées à établir toutes les circonstances entourant ces décès tragiques. Les éléments recueillis lors des fouilles du 18 février pourraient jouer un rôle crucial dans la compréhension complète de cette affaire et dans l'établissement des responsabilités pénales.



