Condamnation sévère pour le fondateur des Anges de la rue à Gigean
Le tribunal correctionnel a rendu un verdict sans appel contre Robert Massaré, le fondateur de l'association Les Anges de la rue. Âgé de 72 ans, il a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt immédiat. Les juges l'ont reconnu coupable d'atteintes à la dignité de personnes sans domicile, de travail dissimulé et de blanchiment entre 2019 et 2022 dans la commune de Gigean.
En plus de sa peine d'emprisonnement, Robert Massaré est interdit définitivement de gérer toute structure ou d'exercer dans le secteur social ou humanitaire. Il devra également indemniser les victimes de ses agissements. Son fils, Eddy Massaré, n'a pas été épargné par la justice : il a écopé de trois ans de prison, dont deux avec sursis, la partie ferme étant exécutée sous bracelet électronique, assortie d'une interdiction de gestion.
L'association Les Anges de la rue elle-même a été frappée d'une amende de 3 000 euros et ordonnée à la fermeture définitive. Des dommages et intérêts substantiels ont été accordés aux parties civiles ainsi qu'à la Fondation 30 Millions d'Amis, marquant la fin d'un chapitre sombre pour cette organisation.
Les arènes de Béziers en grande difficulté financière
Depuis le 4 février, Betarra, la société gestionnaire des arènes de Béziers depuis 2021, se trouve en redressement judiciaire. Cette situation critique est directement liée à la rentabilité décevante de divers spectacles organisés dans l'enceinte emblématique. Le tribunal de commerce de Béziers a officiellement ouvert une procédure de redressement et désigné un mandataire judiciaire, auprès duquel les créanciers peuvent désormais se manifester.
Quelques semaines avant cette annonce, la société avait bénéficié d'une recapitalisation qui a probablement évité une liquidation pure et simple. Sébastien Castella, l'un des actionnaires, a injecté plusieurs centaines de milliers d'euros et est devenu largement majoritaire. Olivier Margé conserve quant à lui son poste de directeur général des arènes, face à un avenir incertain.
Tempête Nils : 150 arbres tombés à Montpellier
La tempête Nils a laissé des traces visibles dans la ville de Montpellier, où pas moins de 150 arbres sont tombés dans les parcs municipaux. De nombreux autres arbres restent dans un état de fragilité avancée, obligeant les autorités locales à prolonger la fermeture des parcs et jardins jusqu'au mercredi 18 février inclus.
Cette mesure de sécurité s'étend également aux cimetières et au zoo de Lunaret, le temps que les équipes municipales procèdent à la sécurisation complète des lieux. Les services techniques travaillent sans relâche pour évaluer les risques et prévenir tout nouvel incident.
Opération policière d'envergure contre le narcotrafic à Alès
Une vaste opération de police a été menée hier à Alès et dans ses environs, dans le cadre d'une enquête sur un trafic de drogue de type "Uber coke". Près d'une centaine d'agents, incluant des membres du Raid et des CRS, ont participé à des perquisitions simultanées dans des logements, des caves et des boxes.
Les forces de l'ordre ont saisi des preuves substantielles : près de 40 000 euros en espèces, deux armes, des munitions et environ 300 grammes de cocaïne. Huit hommes, âgés de 26 à 39 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils pourraient être prochainement présentés à la justice en vue d'une mise en examen, selon les éléments de l'enquête.
Précautions maximales à l'Ehpad de Clermont-l'Hérault
L'Ehpad Ronzier Joly, situé à Clermont-l'Hérault, a mis en place des mesures de précaution maximales après la détection d'une non-conformité bactériologique dans l'eau froide. Selon l'Agence régionale de santé (ARS), la faible concentration de bactéries ne rend pas l'eau impropre à la consommation et ne justifie pas de restrictions sanitaires majeures.
Néanmoins, des analyses complémentaires ont été immédiatement lancées pour vérifier l'étendue éventuelle de la pollution. Des contrôles sont réalisés à plusieurs niveaux : au réservoir, dans le réseau public et à l'hôpital. Les résultats définitifs sont attendus sous 48 à 72 heures.
L'origine de cette contamination pourrait être liée à un prélèvement spécifique ou au réseau interne de l'établissement. En attendant les conclusions, l'Ehpad a pris des mesures drastiques : fermeture des robinets d'eau froide, distribution d'eau en bouteille et réalisation de purges préventives pour assurer la sécurité des résidents.



