Une contravention record de 120 000 euros pour un excès de vitesse en Finlande
Le système finlandais de contraventions, indexé sur les revenus des contrevenants, vient de produire un exemple spectaculaire. Anders Wiklöf, un homme d'affaires multimillionnaire, a été condamné à payer la somme astronomique de 120 000 euros pour un simple excès de vitesse de 29 km/h.
Le calcul basé sur le niveau de vie
En Finlande, le montant des amendes n'est pas fixe mais calculé en fonction du niveau de vie du conducteur. Le mécanisme est précis : le revenu net mensuel (moins 255 euros) est divisé par 30 pour obtenir le montant du jour-amende, qui est ensuite réduit de moitié. Le nombre de jours-amendes est déterminé par la loi selon la gravité de l'infraction.
Anders Wiklöf, au volant de sa Bentley, avait été flashé à 59 km/h dans une zone limitée à 30 km/h. Sa fortune considérable a donc fait exploser la facture. « Si j'ai commis une erreur, je l'accepte et il n'y a rien d'autre à dire », a-t-il déclaré au média local Nya Åland, montrant une certaine philosophie face à cette sanction.
Un contrevenant habitué des amendes salées
Ce n'est malheureusement pas la première fois que le millionnaire doit s'acquitter d'une telle somme. En treize ans, il aurait déjà versé près de 400 000 euros d'amendes pour excès de vitesse, cumulant les infractions au volant de ses véhicules de luxe.
Contraste avec le système français
En France, le système est radicalement différent. Pour un excès de vitesse compris entre 20 et 30 km/h au-dessus de la limite autorisée, l'amende est fixée à 135 euros, accompagnée d'un retrait de deux points sur le permis de conduire. Un barème uniforme qui ne tient pas compte des ressources financières du conducteur.
Ce cas finlandais soulève des questions sur l'équité des systèmes de sanction. Alors que la France applique un tarif unique, la Finlande privilégie une approche proportionnelle aux revenus, considérant qu'une amende doit avoir un impact similaire sur le budget de chaque contrevenant, qu'il soit modeste ou fortuné.
Le débat entre égalité devant la loi et proportionnalité des sanctions reste ainsi ouvert, avec cet exemple extrême qui illustre parfaitement les implications concrètes de ces deux philosophies juridiques distinctes.



