Ferrari flashée à 247 km/h : un contrôle routier démantèle un réseau familial de fraude de 1,8 million d'euros
Ferrari flashée à 247 km/h démantèle un réseau de fraude de 1,8 M€

Un contrôle routier spectaculaire révèle une fraude à grande échelle

Ce qui semblait être un simple excès de vitesse sur l'autoroute A7 près d'Avignon s'est transformé en une enquête judiciaire majeure. Le 14 juin 2025, une Ferrari Portofino a été flashée à la vitesse impressionnante de 247 km/h, déclenchant une série d'investigations qui ont abouti au démantèlement d'un réseau familial de fraude.

De l'excès de vitesse à la fraude organisée

Le conducteur de la Ferrari, présenté comme sans domicile fixe lors du contrôle, a initialement affirmé que le véhicule appartenait à sa mère. Cependant, les investigations menées par la section de recherche de la gendarmerie de Marseille ont rapidement révélé une réalité bien plus complexe. Le véhicule de luxe était en réalité détenu par une SCI familiale regroupant la mère, le frère et la sœur du conducteur.

Cette découverte a ouvert la voie à une enquête approfondie qui a mis au jour une activité économique non déclarée générant plus d'un million d'euros de revenus dissimulés sur plusieurs années. Les enquêteurs ont constaté un train de vie luxueux totalement incompatible avec les revenus officiellement déclarés par les membres de cette famille.

Une opération judiciaire d'envergure

Après plusieurs mois d'investigations minutieuses, les forces de l'ordre ont identifié les principaux membres du réseau et procédé à leurs interpellations le 9 février 2026. Les arrestations ont eu lieu simultanément à Roquebrune-sur-Argens dans le Var et à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, démontrant l'étendue géographique de cette affaire.

L'opération a mobilisé une cinquantaine de gendarmes, appuyés par les services de l'Urssaf, pour procéder à des saisies substantielles. Les forces de l'ordre ont confisqué d'importantes sommes d'argent, plusieurs véhicules, des biens de luxe, des armes et des propriétés immobilières, illustrant l'ampleur du système frauduleux.

Des accusations graves et un procès à venir

Quatre personnes seront jugées le 26 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Draguignan. Elles devront répondre de plusieurs chefs d'accusation graves, notamment travail dissimulé, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux et diverses escroqueries. Le préjudice total pour les finances publiques est estimé à 1,8 million d'euros, un montant qui souligne la gravité des faits reprochés.

Le procureur de Draguignan a particulièrement souligné la rapidité avec laquelle cette enquête complexe a été menée, ainsi que l'excellente coopération entre les différents services impliqués. Cette affaire démontre comment un contrôle routier apparemment banal peut révéler des systèmes de fraude sophistiqués et organisés.

Cette affaire illustre également les méthodes modernes d'investigation qui permettent aux forces de l'ordre de remonter des filières criminelles à partir d'indices initialement anodins. Le démantèlement de ce réseau familial dans le Var envoie un signal fort contre la fraude fiscale et sociale, rappelant que les contrôles routiers peuvent parfois mener à des découvertes judiciaires bien plus importantes que de simples infractions au code de la route.