Liquidée, l'association Aapiq ferme le centre social du Petit-Marseille à Rochefort
Fermeture du centre social du Petit-Marseille à Rochefort

L'association d'animation populaire inter-quartiers (Aapiq) liquidée

Le couperet est tombé ce mercredi 6 février : l'association d'animation populaire inter-quartiers (Aapiq) a été liquidée par le tribunal judiciaire de La Rochelle. Le centre social du Petit-Marseille, à Rochefort, fermera ses portes à compter du 21 mai. C'est le premier centre social à fermer en Charente-Maritime depuis ces dernières années, alors que de nombreux centres sociaux sont en difficulté dans le département comme dans toute la France.

34 licenciements et la fin de deux structures d'accueil

Cette liquidation entraîne le licenciement de 34 personnes, dont certaines avec beaucoup d'ancienneté. Elle marque aussi la fin de l'accueil des enfants à la crèche « Les Bouts'choux » et au centre de loisirs « L'archipel aux enfants ».

La Ville reprend temporairement la crèche et le centre de loisirs

Pour ne pas laisser les parents sans solution, la Ville de Rochefort a anticipé. Lors du conseil municipal du 15 avril, elle a voté la reprise de ces deux activités du 1er mai au 31 décembre, avec une fermeture prévue du 1er au 31 août. Pour assurer cette transition temporaire, la mairie recrutera 21 personnes en contrat à durée déterminée de 20 à 35 heures par semaine, dont 17 animateurs. Les tarifs pour les familles resteront inchangés. Un numéro de téléphone est mis à disposition pour les familles souhaitant connaître les disponibilités d'accueil au centre de loisirs : 05 46 82 65 36.

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La maison France services et les locaux Ferreira-Cerca

La maison France services devrait être adossée au centre communal d'action sociale (CCAS). De son côté, la Ville mettra les locaux du centre Ferreira-Cerca, qui lui appartiennent, à disposition des associations et intervenants qui y pratiquent déjà des activités.

Un quartier défavorisé privé de centre social

Avec la fermeture de l'Aapiq, c'est près de 50 ans d'histoire qui s'achève et un poumon du quartier du Petit-Marseille qui disparaît. Ce quartier, classé en Politique de la Ville et donc défavorisé, devra désormais se passer de centre social. Les décideurs promettent que « ce quartier ne restera pas à l'abandon », mais la renaissance d'un centre social prendra du temps et devra émaner des habitants.

Une nouvelle page à écrire

Pour l'heure, tous les partenaires (Ville, Fédération des centres sociaux et Département) se disent prêts à soutenir toute nouvelle initiative venant du terrain et répondant aux besoins des usagers. Les difficultés financières, les procès aux prud'hommes et les choix malheureux, aggravés par des zizanies internes, appartiennent désormais au passé. « Une nouvelle page doit s'écrire », déclare Josiane Sauzereau, présidente de l'Aapiq, dépitée et attristée de voir une structure pour laquelle elle s'était engagée mettre la clé sous la porte.

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