L'école maternelle Osiris d'Arcachon va fermer ses portes pour être remplacée par deux centres de santé. Les enfants seront redirigés vers l'école Paul-Bert après un passage temporaire dans un centre de loisirs. Cette décision municipale suscite la colère de l'opposition, notamment de Vital Baude, qui dénonce un symbole du déclin démographique de la ville.
Un projet contesté par l'opposition
Suite à un article de Sud Ouest révélant le projet municipal, Vital Baude a publié un communiqué intitulé : « Remplacer une école maternelle par un équipement gérontologique : le symbole du crépuscule démographique d'Arcachon ». Il y fustige une décision qui illustre, selon lui, le déséquilibre démographique installé par le maire Yves Foulon depuis vingt-cinq ans.
« Au fil de ses mandats successifs, il a privilégié un modèle centré sur l'immobilier touristique et spéculatif, tout en abandonnant les politiques permettant aux familles, aux jeunes actifs et aux classes moyennes de se loger durablement dans notre commune », déclare Vital Baude. Il ajoute : « Le constat est désormais sans appel : les familles quittent progressivement Arcachon, les jeunes ménages ne peuvent plus s'y installer, et les naissances s'effondrent. Aujourd'hui, on ne compte plus qu'une naissance pour sept décès à Arcachon. »
Des interrogations financières et logistiques
Vital Baude s'interroge également sur les aspects financiers du projet. « Comment ne pas dénoncer le gaspillage d'argent public que représentent les nouveaux travaux d'adaptation de l'école Paul-Bert pour accueillir le transfert des classes maternelles ? L'établissement vient pourtant d'être entièrement restructuré », souligne-t-il.
Il déplore aussi « le peu de considération accordé aux familles et aux très jeunes enfants, contraints de quitter leur école pour être installés dans des bâtiments préfabriqués. À tout le moins, ce déménagement devrait intervenir uniquement une fois les aménagements nécessaires de l'école Paul-Bert pleinement réalisés. »
Une annonce jugée tardive
Enfin, l'opposant note qu'Yves Foulon « s'est bien gardé d'annoncer ce projet pendant la campagne électorale, comme lors des hausses d'impôts du précédent mandat ». Cette absence de transparence ajoute à la controverse autour de ce projet de restructuration scolaire.



