Une femme de 77 ans tue son mari atteint d'Alzheimer à coups de marteau avant son entrée en Ehpad
Femme tue son mari Alzheimer avant l'Ehpad dans le Doubs

Une tragédie familiale dans le Doubs

Une femme de 77 ans a été mise en examen et incarcérée dimanche 22 février 2026 pour homicide sur conjoint, avant d'être placée en milieu psychiatrique en raison de son état mental. L'affaire, qui a secoué la petite commune de Grandfontaine dans le Doubs, met en lumière le drame vécu par un couple âgé confronté à la maladie et à l'épuisement.

Un acte commis "sur un coup de tête"

La septuagénaire a reconnu avoir tué son compagnon de 88 ans à coups de marteau dans la nuit de jeudi à vendredi, dans leur domicile. Selon la vice-procureur Christine de Curraize, l'accusée a expliqué s'être réveillée la nuit et, "sur un coup de tête, qu'elle liait à son état de fatigue", avoir saisi un marteau pour porter de multiples coups sur le crâne de son mari alors qu'il dormait.

Un homme souffrant d'Alzheimer devant intégrer un Ehpad

L'homme, âgé de 88 ans, souffrait de la maladie d'Alzheimer et de problèmes de vessie, avec un état de santé qui s'était "considérablement dégradé ces derniers temps". Il devait intégrer un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) cette semaine. La vice-procureur a précisé que la suspecte "appréhendait le fait que son mari soit placé dans cet Ehpad, tout en ayant conscience que ce n'était plus possible de le garder à domicile".

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Une tentative de suicide après les faits

Après son acte, la femme a souhaité se donner la mort. Elle s'est alcoolisée pour se donner du courage, s'est entaillé les bras et a voulu se défenestrer, sans toutefois aller au bout du processus. Des voisins, l'ayant aperçue à sa fenêtre vendredi à 8h30, se sont rendus sur les lieux où ils ont découvert le corps sans vie.

La surprise des proches face à l'épuisement caché

Les amis et proches du couple se sont dits "extrêmement surpris du passage à l'acte" de celle qui était "très présente pour son mari". Ils "n'avaient pas mesuré l'intensité de sa fatigue, ni constaté d'état dépressif", a complété la vice-procureur Christine de Curraize. Cette tragédie souligne l'isolement et la détresse souvent invisibles des aidants familiaux confrontés à des maladies neurodégénératives.

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