Le témoignage des ex-petites amies
« C’est sa façon d’aimer, de s’approprier l’autre. L’autre n’a plus le droit d’avoir un désir propre. Dès qu’elle s’éloigne, elle le trompe. Dès qu’elle ne répond pas, elle ment. » Ces mots, prononcés par une experte psychologue lors du procès de Raphaël C. à la cour d’assises de Versailles, résonnent avec force. Depuis lundi, l’accusé de 24 ans est jugé pour le meurtre de sa petite amie, Clara V., 18 ans, tuée le 21 août 2022 à Carrières-sur-Seine (Yvelines).
Un contrôle absolu
Avant Clara, Léonie et Maria ont partagé la vie de Raphaël C. Leur témoignage, accablant, dresse le portrait d’un adolescent cherchent à régenter chaque aspect de leur existence. Contrôle des vêtements, des sorties, des mots de passe… Rien n’échappait à sa surveillance. « Il voulait tout savoir, tout décider », confie Léonie. Maria ajoute : « Je devais lui rendre des comptes en permanence. Si je tardais à répondre, il m’accusait de le tromper. »
La nuit du drame
Clara V. avait 18 ans lorsqu’elle a été poignardée et étranglée par son petit ami. Elle rentrait d’une semaine de vacances avec des copines à Argelès. Ce soir-là, Raphaël C. l’a frappée, poignardée neuf fois et mordue au sang avant de l’étrangler. Les débats se concentrent sur l’éventuelle altération du discernement de l’accusé, mais les experts divergent. Pour l’experte psychologue, son comportement relève d’une « appropriation de l’autre » qui ne tolère aucune autonomie.
Des victimes qui se reconnaissent
Léonie et Maria se sont reconnues dans le récit du drame. « Ça aurait pu être moi », souffle l’une d’elles. Le procès se poursuit, avec l’espoir que la justice reconnaisse la gravité de ces violences conjugales précoces.



