Un détenu de 34 ans, connu pour des troubles psychologiques, a tenté de se suicider ce mercredi 8 juillet au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier. Selon les informations de Midi Libre, il s'est tranché la carotide à l'aide d'une lame de rasoir, mais l'intervention rapide des surveillants lui a sauvé la vie.
Un incident lors d'une promenade
L'incident s'est produit en matinée. Lors d'une promenade, le détenu est subitement devenu très agité et a tenté d'escalader l'enceinte de la cour. Maîtrisé par les surveillants, il a été reconduit dans sa cellule, où il a poursuivi ses provocations.
Alors qu'un gradé tentait de dialoguer avec lui à travers la porte, le détenu s'est emparé de plusieurs lames de rasoir, les a placées dans sa bouche et a multiplié les menaces. Une intervention a été décidée pour prévenir un passage à l'acte, mais à l'ouverture de la cellule, les agents ont découvert que celle-ci avait été barricadée.
Un geste violent et une hémorragie importante
« C'est à ce moment-là qu'il s'est porté un violent coup à la gorge avec une lame de rasoir avant de s'effondrer », a déclaré Marine Orengo, du syndicat Ufap-Unsa Justice. « Les surveillants, rapidement renforcés, lui ont immédiatement prodigué les premiers secours malgré une importante hémorragie. C'est ce qui a permis de le maintenir en vie jusqu'à sa prise en charge par les secours. »
Le détenu a été transporté en urgence au CHU Lapeyronie. Son état de santé n'a pas été communiqué, mais il serait hors de danger.
Un détenu aux antécédents psychologiques
Le détenu était déjà connu pour des troubles psychologiques et faisait l'objet d'une vigilance particulière en raison de son comportement régulièrement violent. Son parcours en détention avait été marqué par plusieurs incidents, dont une précédente ouverture de cellule ayant nécessité l'intervention de deux surveillants et d'un gradé.
Dans un communiqué, l'Ufap-Unsa Justice a salué le « sang-froid », le « professionnalisme » et la « parfaite coordination » des personnels. Le syndicat a demandé qu'une reconnaissance officielle soit accordée aux agents ayant participé à cette intervention, ainsi qu'un accompagnement psychologique pour ceux qui le souhaitent.



