Un homme a tué ses deux enfants et sa belle-mère avant de retourner l'arme contre lui, mercredi 2 septembre au soir à Gy, en Haute-Saône. Le drame s'est déroulé sur un terrain isolé, entre vignes et bois, où la famille vivait dans un mobil-home en attendant la construction de sa maison. Le père a filmé la scène et envoyé les images à sa compagne, avec qui il était en instance de séparation, selon ses proches.
Un drame sur fond de séparation
Selon une source officielle qui a requis l'anonymat, quatre corps de membres de la même famille ont été retrouvés mercredi soir, dont ceux de deux enfants. « Il s'agit d'un couple en instance de divorce qui était en train de construire une maison », a précisé cette source, ajoutant que le père de famille appartenait à la communauté des gens du voyage.
Le cousin de l'homme, qui s'est présenté à l'AFP près des lieux du drame, a raconté que le père, quadragénaire, a commis le crime alors que sa belle-mère venait chercher les enfants. « Il a filmé la scène et l'a envoyée à sa femme en lui disant : voilà ce que tu mérites », avant de faire suivre les images à ses frères, a rapporté le cousin, qui n'a pas souhaité donner son nom.
Un couple en crise depuis une infidélité
Selon le cousin, sa compagne voulait le quitter depuis une infidélité qu'il lui avait faite il y a plusieurs mois. Ils semblaient s'être réconciliés, partant ensemble en vacances en Grèce cet été, mais mercredi, elle avait demandé à sa mère d'aller chercher les enfants en lui disant « Je n'ai plus envie d'y retourner », selon le récit du cousin.
Le terrain, situé sur les hauteurs de Gy, commune de 1 000 habitants à 30 kilomètres au nord de Besançon, était entouré d'un mur en pierre sèche. La famille habitait un mobil-home stationné sur la parcelle, à côté de sa maison en cours de construction. Une piscine hors-sol et une balançoire étaient disposées sur le terrain, a constaté jeudi matin une journaliste de l'AFP.
Émotion et enquête en cours
Le maire de Gy, Alexandre Lacroix, a exprimé sa tristesse dans un communiqué : « Ce drame, qui a coûté la vie à quatre personnes, dont deux enfants, plonge notre commune dans une profonde tristesse et suscite naturellement beaucoup d'émotion parmi nous tous. »
Un voisin, qui a entendu « deux coups de fusil », a indiqué que l'homme travaillait dans le bâtiment. Le parquet de Vesoul n'avait pas répondu aux questions de l'AFP jeudi matin. L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du drame.



