Double erreur médicale à Cagnes-sur-Mer : une patiente opérée deux fois du mauvais rein
Double erreur médicale : opérée deux fois du mauvais rein

Double erreur chirurgicale à Cagnes-sur-Mer : une patiente opérée deux fois du mauvais rein

Une habitante de Cagnes-sur-Mer, âgée de 66 ans, affirme avoir subi deux interventions chirurgicales et deux anesthésies générales sur le mauvais rein à la Polyclinique Saint-Jean, à l'automne 2025. Cette situation dramatique résulterait d'une erreur dans un compte rendu d'IRM, entraînant des complications sévères et un arrêt de travail prolongé. La patiente réclame aujourd'hui la reconnaissance formelle de cette erreur médicale et l'évaluation complète de son préjudice.

Une confusion dès l'imagerie médicale

Tout commence par une IRM réalisée dans le cadre d'un suivi médical régulier. Le compte rendu de cet examen mentionnerait la présence d'un calcul rénal de 6 mm au niveau du rein droit. Or, selon les déclarations de la patiente à Nice-Matin, la lithiase se situait en réalité sur le rein gauche. Cette inversion cruciale dans le diagnostic aurait directement conduit à une première intervention chirurgicale programmée le 24 novembre 2025.

Lors de cette opération, le chirurgien aurait procédé sur un rein parfaitement sain, ne découvrant aucun calcul. À son réveil, la patiente s'est vue poser une sonde urétérale, marquant le début d'une période difficile. Des douleurs intenses, des saignements persistants et une gêne constante ont alors envahi le quotidien de cette sexagénaire, compromettant sérieusement sa qualité de vie.

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Deux anesthésies générales inutiles

Une semaine après cette première intervention infructueuse, une seconde opération est programmée, toujours du côté droit. C'est seulement à l'issue de cette nouvelle procédure que l'erreur médicale aurait été officiellement reconnue par l'équipe soignante. "J'ai compris que tout ce que je venais de subir n'aurait jamais dû arriver", confie la patiente, dévastée par cette révélation.

Au total, cette femme a subi quatre anesthésies générales en l'espace d'un mois et demi, dont deux directement liées à cette confusion médicale. Les conséquences ont été lourdes : infections répétées, complications post-opératoires et un arrêt de travail prolongé qui a perturbé sa vie professionnelle et personnelle.

Une prise en charge finale à Monaco

Déçue par la prise en charge à la Polyclinique Saint-Jean, la patiente s'est tournée vers un établissement médical à Monaco. C'est dans ce nouvel environnement que l'intervention correcte sur le rein gauche a finalement été réalisée, sans aucune complication cette fois-ci. Cette expérience contrastée souligne l'importance cruciale d'un diagnostic précis et d'une communication claire entre les différents acteurs du parcours de soin.

Assistée par son avocat, la patiente a engagé une démarche amiable auprès de la polyclinique pour obtenir la reconnaissance officielle de son préjudice. Elle espère ainsi obtenir réparation pour les souffrances endurées et les conséquences sur sa santé.

Investigation interne et secret médical

De son côté, la direction de la Polyclinique Saint-Jean a confirmé l'ouverture d'investigations internes approfondies pour comprendre les circonstances de cette double erreur. Les responsables rappellent cependant le cadre strict du secret médical qui limite les informations pouvant être communiquées publiquement.

Cette affaire vient s'ajouter à plusieurs cas médiatisés d'erreurs médicales en France, soulevant des questions sur les protocoles de vérification des diagnostics et la traçabilité des informations médicales. Elle rappelle l'importance des systèmes de double vérification, particulièrement dans les interventions chirurgicales où les conséquences d'une erreur peuvent être irréversibles.

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