Le récit d'une grand-mère française met en lumière une pratique discriminatoire persistante dans les aéroports. Son récit, partagé sur les réseaux sociaux, relate l'expérience vécue par un proche, un jeune homme de 1,98 mètre, au teint mat et aux cheveux crépus, dont le père est guadeloupéen.
Un traitement différencié à Nantes
Lors d'un départ pour la Tunisie depuis l'aéroport de Nantes, le jeune homme a été pris à part pour un contrôle approfondi de ses bagages et de sa personne, à la recherche de drogue et d'explosifs. Aucun autre passager dans la file n'a subi un tel contrôle. Cette situation a immédiatement interpellé la grand-mère et son mari.
Des contrôles répétés à l'arrivée
À l'arrivée en Tunisie, le même scénario s'est reproduit : le jeune homme et sa petite-fille ont été isolés pour une fouille complète. En discutant avec le couple, ils ont appris que ces contrôles ne sont pas une première. Lors de précédents voyages à Londres et à Rome, ils avaient déjà subi le même traitement.
Un sentiment d'injustice
La grand-mère et son mari s'interrogent : s'agit-il d'un délit de faciès ? Ils espèrent que la société évoluera pour que ce jeune homme et d'autres personnes ne soient plus confrontés à ces discriminations tout au long de leur vie.
Ce témoignage met en évidence la réalité du profilage racial dans les aéroports, une pratique dénoncée par de nombreuses associations de défense des droits humains. Selon une étude, les personnes perçues comme noires ou arabes sont statistiquement plus souvent contrôlées que les autres voyageurs.
L'histoire de cette famille rappelle que le combat contre les discriminations est encore loin d'être gagné, et que des mesures concrètes sont nécessaires pour garantir l'égalité de traitement pour tous.



