Disparition de Manon Relandeau : que va-t-il se passer pour sa fille Inaya ?
Dimanche 26 avril 2026, le compagnon de Manon Relandeau, portée disparue depuis la fin du mois de mars, a été arrêté en Algérie avec leur fille âgée de 15 mois, Inaya. Alors que l’enquête pour "meurtre par conjoint" se poursuit en France, la question de l’avenir de l’enfant se pose avec acuité.
L’enquête concernant la disparition de Manon Relandeau, femme de 31 ans qui s’est volatilisée à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique) près de Nantes le 27 mars dernier, se poursuit. Cette semaine, le conjoint, suspecté d’être l’auteur du meurtre, a été arrêté en Algérie, en présence de sa fille. L’enfant, âgée de 15 mois, pourra-t-elle retrouver sa famille maternelle ?
Ce que dit la loi algérienne
Alors que le suspect se trouve actuellement dans un flou juridique concernant une possible extradition, le retour en France du bébé de 15 mois n’est pas encore acté. Toutefois, la France et l’Algérie avaient signé une convention dans les années 90. Celle-ci "prévoit que les autorités algériennes, dans ces cas-là, vont tout de suite chercher l’enfant et le rendre au parent 'légitime', c’est-à-dire celui qui a été lésé", explique Abderrazak Boudjelti, président de l’Union des avocats franco-algériens, cité par France 3.
Selon le droit algérien, l’enfant doit être confiée à la grand-mère maternelle, si cette dernière est présente. À noter qu’Inaya est considérée comme algérienne, dont le droit du pays s’applique, précisent nos confrères. "Le droit algérien, en cas de divorce, accorde l’autorité parentale à la mère et la garde à la mère et non au père. En cas de mariage de la mère ou de décès de celle-ci, c’est à la grand-mère maternelle que revient la garde", commente l’avocat.
Si la grand-mère maternelle est absente, alors le droit de garde de la petite fille sera accordé à la grand-mère paternelle.
"Je ne sais pas si elle est au ciel"
Dans cette affaire, deux personnes ont aussi été mises en examen les 22 et 23 avril pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et modification des lieux d’un crime", selon des informations du parquet à Presse-Océan. Elles ont été placées en détention provisoire.
Concernant le conjoint arrêté, il est actuellement entre les mains de la justice algérienne ; on ne sait pas s’il a déjà été entendu par les autorités. Une collaboration entre la France et l’Algérie pourrait rapidement être mise en place, avance Abderrazak Boudjelti. Si le suspect a affirmé récemment sur les réseaux sociaux que Manon Relandeau était en vie et que lui était innocent, la jeune femme n’a toujours pas été retrouvée pour le moment.
Comme le mentionne Le Parisien, Manon Relandeau avait contacté un centre d’accueil pour victimes de violences conjugales à Nantes, peu avant sa disparition. Un rendez-vous avait été convenu pour le 3 avril, mais elle ne s’y est jamais rendue. À noter que le conjoint avait déjà été condamné pour des violences à l’encontre de son ancienne compagne.
À la suite de l’arrestation du suspect, la mère de Manon Relandeau s’est exprimée : "Il faut qu’il nous dise la vérité. Moi, je veux juste récupérer ma fille et ma petite-fille. Je ne sais pas si elle est au ciel, je ne sais pas si elle est en détresse, je n’en peux plus… Peut-être que Manon m’entend : 'Ma chérie, garde ta force, tu sais, on t’aime'."



