Un quinquagénaire dégrade les voitures de ses voisins pour des propos homophobes présumés à La Seyne-sur-Mer
Dégradations de voitures pour homophobie présumée à La Seyne-sur-Mer

Un quinquagénaire vandalisé les véhicules de son voisinage à La Seyne-sur-Mer

Un homme âgé de 57 ans a été interpellé cette semaine à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, dans le cadre d'une enquête sur une série de dégradations commises dans une résidence du quartier Mar-Vivo. Les faits remontent à l'été 2025 et ont donné lieu à douze plaintes déposées par des résidents.

Des actes de vandalisme répétés et coûteux

Les dégradations incluent des pneus volontairement crevés, des rétroviseurs cassés, des rayures sur les carrosseries de voitures, ainsi que l'incendie d'un local à poubelles. L'ensemble des préjudices matériels est estimé à 28 610 euros, un montant significatif qui reflète l'ampleur des dommages causés.

Les investigations menées par la brigade des atteintes aux biens du commissariat de La Seyne ont permis d'identifier rapidement un résident de la copropriété comme étant le principal suspect. Les preuves recueillies ont joué un rôle crucial dans cette identification.

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La vidéosurveillance et les aveux du suspect

Confronté à des images issues de la vidéoprotection de la résidence et de dashcams installées dans des véhicules, le quinquagénaire a reconnu les faits. Il a également avoué avoir jeté des morceaux de verre dans la piscine de la résidence, avec l'intention de blesser quelqu'un.

Lors de son audition, le suspect a expliqué avoir agi en représailles de propos homophobes qu'il prétend avoir entendus de la part de son voisinage. Cependant, les autorités policières précisent que ces propos n'ont pas été avérés, soulevant des questions sur la motivation réelle derrière ces actes.

Les conséquences judiciaires et les mesures prises

Déféré devant un magistrat du parquet de Toulon ce jeudi, l'homme a quitté le palais de justice avec une convocation à une audience correctionnelle prévue en juillet. En attendant son procès, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec une obligation de soins psychologiques, une mesure visant à évaluer et traiter d'éventuels troubles sous-jacents.

Cette affaire met en lumière les tensions pouvant survenir au sein des copropriétés et les réactions violentes que peuvent provoquer des conflits interpersonnels, même basés sur des perceptions non vérifiées. Les autorités rappellent l'importance de recourir à des voies légales pour résoudre les différends, plutôt que de prendre la justice entre ses mains.

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