Assassinat d'une dentiste à Oignies : son assistante mise en examen
Dentiste assassinée : son assistante mise en examen

Une tragédie dans le Pas-de-Calais

Une affaire criminelle particulièrement sordide secoue la commune d'Oignies, dans le Pas-de-Calais. Une dentiste de 49 ans a été retrouvée morte dans son cabinet dentaire, et son assistante de 38 ans vient d'être mise en examen pour assassinat, destruction par moyen dangereux et escroquerie.

Les faits remontent à novembre 2025

Le 20 novembre 2025, le corps sans vie de la praticienne a été découvert dans les décombres de son cabinet, ravagé par un incendie. Les premières constatations laissaient penser à un accident tragique, mais l'enquête a rapidement pris une tournure judiciaire beaucoup plus sombre.

Une mort antérieure à l'incendie

Les investigations médico-légales ont établi un fait crucial : la mort de la dentiste était antérieure au déclenchement des flammes. Le procureur de Béthune, Etienne Thieffry, a précisé dans un communiqué que les expertises ont conclu à un "incendie d'origine humaine et volontaire", écartant toute hypothèse accidentelle.

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L'assistante dentaire au cœur de l'enquête

Mercredi dernier, l'assistante dentaire de 38 ans a été officiellement mise en examen pour plusieurs chefs d'accusation graves :

  • Assassinat
  • Destruction par moyen dangereux
  • Escroquerie

Son compagnon a également été mis en examen le même jour pour complicité d'assassinat, complicité de destruction par moyen dangereux et recel d'escroquerie. Une troisième personne de leur entourage fait l'objet de poursuites pour recel d'escroquerie.

Des mesures de détention strictes

Les deux principaux suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que la troisième personne a été placée sous contrôle judiciaire. L'assistante dentaire encourt la peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité pour le chef d'assassinat.

L'escroquerie, un mobile possible

Le procureur a rappelé que l'escroquerie, qui fait également partie des accusations, est punie de peines pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Cette dimension financière pourrait constituer un élément clé dans la compréhension des motivations derrière ce crime.

Une communauté sous le choc

Oignies, une ville d'environ 10 000 habitants, reste profondément marquée par cette tragédie. Les patients de la dentiste et les habitants de la région expriment leur incrédulité face à la violence de ce crime qui s'est déroulé dans un cadre professionnel habituellement associé à la santé et au bien-être.

L'enquête se poursuit sous l'autorité du parquet de Béthune, qui coordonne les investigations pour établir précisément les circonstances et les motivations de ce crime particulièrement complexe.

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