Le député La France insoumise des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est sorti du silence vendredi 28 août, au lendemain de sa garde à vue de huit heures à Marseille. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, il livre sa version des faits après son altercation avec des policiers, lundi 24 août, dans le hall de son immeuble. Il sera jugé le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour outrage.
Une garde à vue de huit heures et des accusations croisées
L'élu de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône a été placé en garde à vue jeudi 27 août, puis relâché le lendemain. Il avait déposé plainte pour « violences volontaires et faits commis par des personnes se présentant comme fonctionnaires de police ». Les policiers, de leur côté, ont déposé plainte contre lui pour outrage.
Dans son communiqué, Sébastien Delogu affirme : « J'ai été placé pendant huit heures en garde à vue. J'ai dû subir également une campagne médiatique de dénigrement, alimentée par des fuites policières mensongères tout au long de la procédure. » Il dénonce des insultes de la part des forces de l'ordre, qui auraient refusé de justifier leur qualité de policier à sa demande.
Un refus d'identification et des propos injurieux
Le député explique que l'homme avec qui il a eu l'altercation n'était pas en uniforme et ne portait aucun signe distinctif apparent. « Cette demande n'avait pourtant rien d'anormal puisque ce monsieur n'était pas en uniforme et ne portait aucun signe distinctif apparent. La loi impose en effet une obligation d'identification aux agents de police. Elle était d'autant plus légitime que je reçois depuis des mois des messages de menaces d'individus qui envisagent de porter atteinte à ma personne et à mon entourage », écrit-il.
Selon lui, l'un des policiers lui aurait dit qu'il était « une merde », qu'il « puait de la gueule » et qu'il était « normal que tout le monde me déteste ». Le député indique avoir porté plainte et saisi l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) pour ces violences et propos injurieux.
Une convocation contestée et des mesures de protection
Concernant sa garde à vue, Sébastien Delogu affirme s'être « présenté librement pour être entendu », accompagné de son avocat. « La convocation ne comportait aucune mention indiquant que mon audition devait intervenir dans le cadre d'une mesure de garde à vue », précise-t-il. Il s'interroge : « Dans quel pays des accusations d'outrage aucunement étayées (et que je réfute) conduisent-elles un représentant du peuple à passer 8 heures en garde à vue alors qu'il s'est présenté volontairement devant les policiers ? »
Pour se protéger, le député a annoncé sur Instagram qu'il ne sortirait désormais plus « sans ses lunettes connectées », afin de filmer en permanence ses déplacements. Il est convoqué le 13 novembre prochain devant le tribunal correctionnel dans le cadre de cette affaire.



