Le député La France insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, a déposé plainte pour violences volontaires après une intervention policière agitée dans son immeuble, a-t-il annoncé. Les faits se sont déroulés dans la nuit, alors que le parlementaire regagnait son domicile marseillais.
Une intervention policière mouvementée
Selon le récit de l’élu, les forces de l’ordre sont intervenues dans son immeuble alors qu’il rentrait chez lui. L’échange a rapidement dégénéré, et Sébastien Delogu affirme avoir été victime de violences de la part des policiers. Il a précisé avoir déposé plainte pour violences volontaires, sans donner plus de détails sur les circonstances exactes de l’incident.
Le parlementaire, connu pour ses actions choc à l’Assemblée nationale, a dénoncé une « intervention policière agitée » et a indiqué qu’il entendait porter l’affaire devant la justice. Il n’a pas précisé si des témoins avaient assisté à la scène ni si des blessures avaient été constatées.
Une plainte qui s’inscrit dans un contexte tendu
Cette plainte intervient dans un climat de tensions récurrentes entre certains élus de gauche et les forces de l’ordre. Sébastien Delogu avait déjà été au centre de controverses, notamment après avoir brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle en mai 2024, ce qui lui avait valu une suspension de séance.
L’élu n’a pas fourni de preuves vidéo ou de témoignages à ce stade, mais il affirme que des démarches ont été engagées. Le parquet de Marseille n’a pas encore réagi à cette annonce, et aucune information officielle n’a confirmé l’ouverture d’une enquête.
Réactions et suites judiciaires
Cette affaire pourrait relancer le débat sur les violences policières, un sujet sensible en France. Selon le ministère de l’Intérieur, les signalements d’incidents lors d’interventions sont en hausse de 12% sur un an, mais ce chiffre n’est pas directement lié à ce cas précis.
Sébastien Delogu a déclaré qu’il attendait que la justice fasse son travail et a appelé à ce que la lumière soit faite sur les circonstances de cette intervention. Il n’a pas exclu de rendre publiques des images si elles existent.
L’enquête, si elle est ouverte, pourrait impliquer l’IGPN, la police des polices, comme c’est souvent le cas dans ce type de procédure. Le député a indiqué qu’il suivrait la procédure avec attention, sans donner de calendrier précis.



