Un dealer marseillais se dénonce à la police, interpellé par hasard par la BAC
L'histoire pourrait sembler être une mauvaise plaisanterie, pourtant elle est bien réelle. Le 18 février dernier, le commissariat des 13e et 14e arrondissements de Marseille a reçu un appel pour le moins surprenant. Mamadou C., un jeune homme de 21 ans originaire de l'Oise, a déclaré aux policiers : « J'ai du stup' sur moi, venez me prendre ». Cet appel, rapporté par « La Provence », marque le début d'une séquence insolite où un dealer se dénonce lui-même.
Un parcours sous contrainte dans le trafic de stupéfiants
Employé comme ravitailleur sur un point de deal de la cité du Mail à Marseille, Mamadou C. n'en était pas à son premier fait. Il avait déjà été interpellé le 27 janvier dernier en train de dealer à la cité Benza, l'un des points de deal les plus actifs des quartiers sud de la ville. Cette arrestation avait mécontenté ses employeurs, qui avaient perdu une quantité importante de produits stupéfiants. Contraint de reprendre le deal, le jeune homme a dû travailler gratuitement pour rembourser sa dette, reprenant ainsi le trafic comme ravitailleur à la cité du Mail.
Une interpellation fortuite au moment de la dénonciation
Alors qu'il venait de contacter la police pour se dénoncer, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) sont arrivés sur les lieux par hasard et l'ont interpellé en flagrant délit, en train de ravitailler un dealer. Lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille ce mardi 24 février, Mamadou C. pensait s'être fait arrêter à la suite de son appel. Or, l'intervention de la BAC était totalement fortuite, ajoutant une touche d'ironie à cette affaire.
Risques d'incarcération et plaidoirie de la défense
Récidiviste et déjà condamné à six mois de prison avec sursis à la suite de sa première interpellation fin janvier, Mamadou C. risque désormais l'incarcération. Son avocat a plaidé la relaxe, arguant que la contrainte était caractérisée dans son implication dans le trafic. Cette affaire met en lumière les pressions exercées sur les individus dans les réseaux de deal, tout en soulevant des questions sur les circonstances de son arrestation.



