Déclaré mort, un homme de 62 ans ressuscite 3 heures plus tard à Rennes
Déclaré mort, un homme ressuscite 3 heures après

Un événement médical exceptionnel s'est produit le 23 avril 2026 au CHU de Rennes. Didier, un homme de 62 ans souffrant d'un cancer et vivant avec un seul rein, a été déclaré mort après un arrêt cardiaque survenu lors d'une séance de dialyse. Contre toute attente, il a retrouvé un pouls trois heures plus tard, plongeant les équipes médicales dans la stupéfaction.

Un arrêt cardiaque brutal

Jeudi 23 avril, Didier se rendait au CHU de Rennes pour une séance de dialyse, un rendez-vous régulier lié à son état de santé fragile. Peu avant la fin de l'intervention, il a été victime d'un arrêt cardiaque brutal. Pendant quarante minutes, les équipes médicales ont tenté de le réanimer, en vain. Le décès a alors été annoncé à sa famille. Sa nièce témoigne auprès de Ouest-France : "On savait que sa santé était fragile, mais il s'est toujours battu contre ses problèmes de santé."

Un appel inattendu

Les proches de Didier ont prévenu l'entourage et commencé à s'organiser pour les obsèques. Jusqu'à cet appel inattendu, vers 15 heures : "On nous a annoncé qu'ils avaient retrouvé un pouls." Didier a immédiatement été pris en charge en réanimation et plongé dans un coma artificiel. Deux jours plus tard, nouveau retournement : les médecins l'ont désintubé. Le sexagénaire a repris conscience, parlé, bougé. Son état s'est rapidement amélioré. Sa nièce rapporte : "On savait que c'était un battant mais à ce point-là… Il nous dit : 'non, non, je n'étais pas mort'." Dans le service, l'incompréhension domine. Une infirmière confie : "On n'avait jamais vu ça." Depuis, Didier poursuit sa convalescence et envisage déjà la suite : "Je vais me faire un petit plaisir, je vais partir en vacances !"

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Le syndrome de Lazare en question

Comment expliquer cette crise cardiaque suivie d'une reprise du pouls trois heures plus tard ? Contacté par Ouest-France, un spécialiste en réanimation avance l'hypothèse du très rare syndrome de Lazare. Dans ces situations, les constantes vitales chutent à un niveau si bas qu'elles deviennent presque indétectables, pouvant faire croire au décès. Le pouls est imperceptible, les pupilles ne réagissent plus à la lumière ni aux stimulations. D'après une étude publiée en 2023, seuls 76 cas avaient été recensés dans le monde à la fin de l'année 2022. Ce phénomène, bien que rarissime, rappelle que la frontière entre la vie et la mort peut parfois être ténue.

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